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Le Pen à nouveau contre les Algériens en France



Le Pen à nouveau contre les Algériens en France
A l'occasion de l'émission «Ça Vous Regarde» sur la chaîne française LCP, Jean-Marie Le Pen cible la communauté algérienne en France.«Love it or leave it», à savoir «aime-la ou quitte-la». Cest en ces termes que Jean-Marie Le Pen s'est exprimé sur la communauté algérienne en France qu'il accuse de ne pas être suffisamment assimilée.Prié de commenter les propos du candidat Donald Trump, à la primaire républicaine sur les musulmans, Le Pen a dérapé en évoquant ses liens avec les harkis contre le FLN lors de la guerre d'Algérie pour souligner qu'il a des sympathies envers les musulmans et rejette l'accusation de racisme.Il s'est prononcé aussi contre la double nationalité des Algériens d'où l'emploi de l'expression «love it or leave it». Ainsi, plus de 50 ans ont passé depuis la guerre d'Algérie, mais malgré toutes ces années, l'homme politique peine toujours à dépasser les vieilles rancoeurs, à refermer les plaies léguées par l'Histoire et à mettre en place des relations dépassionnées.Les propos sombres sur les relations franco-algériennes relancent la polémique et démontrent, s'il en était besoin, que du travail reste à faire pour apaiser les mémoires et bâtir une relation confiante.Malgré les difficultés de Le PEN à admettre cette réalité, quelques signes de décrispation pointent régulièrement entre la France et l'Algérie après des voyages du président Hollande en Algérie.S'il obéit à une volonté politique partagée des deux côtés des rives de la Méditerranée, ce réchauffement répond également à l'intérêt bien compris des deux parties. De fait, l'Algérie compte sur les entreprises françaises pour se doter des infrastructures qui consolideront sa croissance alors que la France a tout à gagner d'une présence sur ce marché prometteur. Et ce n'est pas Le Pen qui changera le cours de l'Histoire. Lors de l'émission de mercredi dernier, Arnaud Ardoin et ses invités ont tenté de savoir si l'avis de Le Pen a changé envers la nation algérienne notamment dans un contexte économique particulier. Le débat organisé à l'occasion des élections régionales était aussi une opportunité pour évoquer la ghettoïsation des populations étrangères et Le Pen répond que cette politique n'est pas du fait de son parti qui n'a jamais été au pouvoir. En plus de Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national, il y avait aussi sur le plateau Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres et ancienne ministre de François Hollande avec François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de diversité culturelle ainsi que Nicolas Lebourg, historien spécialiste de l'extrême droite. Ils ont tous axé leurs interventions sur le penchant raciste du parti. Le député européen pense que si le Front national remporte au moins deux régions dimanche, il faudra un remaniement gouvernemental. Jean-Marie Le Pen estime que Manuel Valls devra être le premier à partir. Lors d'un échange tendu entre l'ancienne ministre de François Hollande et Jean-Marie Le Pen, ce dernier assure que son parti est parfaitement républicain et démocrate, Delphine Batho le renvoie à ses condamnations judiciaires, notamment pour antisémitisme ou glorification de l'occupation nazie. Enfin, concernant le programme du Front national, Jean-Marie Le Pen réfute la qualification d'extrême droite. Selon lui, elle fait surtout référence à la position géographique de son parti à l'Assemblée nationale, à l'extrême de la droite, et ne qualifie pas philosophiquement et politiquement un mouvement.


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