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Le jeu malsain de la direction du complexe



Depuis trois jours, toutes les installations de production sont paralysées et ce même si la direction du complexe sidérurgique El Hadjar a imposé à ses agents postés de rester à leur poste de travail. Imposer est trop dire du fait de l'interdiction faite par les 800 contestataires aux effectifs en poste normal ou postés de franchir à pieds ou en voiture les 4 portails d'accès.Les quelques 4000 agents féminins ou masculins ont ainsi été contraints de rester dans leurs bureaux ou procéder à un doublement de postes. Ce qui a permis de faire tourner au ralenti les machines. Cette situation a eu pour conséquences, une perturbation de la chaine de production du fer et de l'acier, d'accentuer les pertes financières quotidiennes ainsi que les risques d'accident auxquels sont confrontés les agents. Ce qui a contraint la direction générale dont le premier responsable était absent à mettre en congé chômé payé ses effectifs interdits d'accès au complexe. La colère des 800 demandeurs d'emplois au complexe Sider a été attisée par ce qu'ils ont affirmé être une justice à deux vitesses. Celle à l'origine du recrutement de centaines d'individus opéré sur intervention personnelle du député Tliba Baha Eddine en est une. Du fait que ses recrutés sous la couverture de ce Tliba ne remplissent pas les conditions nécessaires prévues par l'ANEM pour occuper le poste où ils ont été affectés. Depuis trois jours donc, les installations stratégiques du complexe El Hadjar comme le Haut Fourneau, les laminoirs et les aciéries tournent au ralenti. Les entrées et les sorties sont toujours interdites et rien ne dit que cette situation pourrait se décanter du fait de l'absence de dialogue. Celui-là même que l'on avait cru avoir été entamé ce dernier lundi en fin d'après midi. Il n'a malheureusement pas eu lieu pour cause d'absence du 1er responsable du complexe. Ce dernier s'est inscrit aux abonnés absents. Ainsi, après avoir adopté un comportement pacifique consolidé par ce qu'ils croyaient être « leur » liste de recrutement, ces jeunes contestataires sont passés à l'action. Ils ont d'abord occupé. les 4 portails d'accès après avoir enjambé la barrière d'enceinte. Ils ont, par la suite, investi, le site du Haut Fourneau où ils ont gravement perturbé les activités de production du fer et de l'acier. Apparemment bien organisés de par les précédentes expériences similaires vécues pour ce même problème de recrutement, ces constaterais n'ont rien voulu admettre comme explications. Elles ont été émises, dans un cade de dialogue par des cadres chargés de l'exploitation des installations de production. Cette situation est intervenue au moment où tout laissait espérer de nouvelles perspectives de recrutement. Elles n'ont malheureusement, pas abouti compte tenu de la liste escamotée par la direction générale de postes d'emploi déclarés vacants que la direction de l'emploi de la Wilaya. Celle-ci l'aurait transmise quelques jours auparavant à la direction du complexe. La perspective d'un poste de travail stable dans cette entreprise sidérurgique a chauffé l'esprit des demandeurs. Certains désespéraient voir le bout du tunnel après de longues années de chômage. D'où leur réaction violente à l'écoute de la déclaration qu'aurait faite le directeur du complexe : « contrairement à ce qu'avance la direction de l'emploi, nous n'avons pas de poste d'emploi à proposer sous une forme ou une autre à ces jeunes. D'autant plus que nous n'avons pas émis une quelconque demande en ce sens à la direction de l'emploi ». Il n'en fallait pas plus aux centaines de jeunes candidats au recrutement pour crier à l'injustice. Celle-ci semble être confirmée par le fait que le directeur du complexe cible ses interlocuteurs de la presse en communiquant uniquement avec ceux qui lui sont favorables. Ce qui explique son refus de tout autre contact avec les journalistes et son arrogance vis-à-vis des jeunes contestataires. Ces derniers ont aussitôt réagi. Ils l'ont fait d'abord en multipliant les déclarations à qui veut les entendre. Elles sont aussi virulentes les unes que les autres car soulignant ce qu'ils estiment être une injustice : « Ces postes de travail vacants sont réservés aux vos proches et amis des responsables du complexe Sider El Hadjar. Il est inconcevable qu'un directeur de l'emploi représentatif de l'état communique une liste de postes vacants s'il n'était pas sûr de son fait ». De la contestation verbale, les jeunes demandeurs sont passés à l'action. Ayant réussi à pénétrer dans l'enceinte du complexe, ils ont aussitôt pris possession du site du haut Fourneau. Position stratégique s'il en est du fait que cette installation est le poumon de la production sidérurgique. Assurée par un personnel posté et du fait de l'interdiction d'accès ou de sortie au complexe, toute la chaîne de production a été perturbée du H.F aux laminoirs et aciéries. A.Djabali
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