
«Les parents sont libres de vacciner ou pas leurs enfants»Le ministre de la Santé a assuré que la vaccination ne se fera plus au niveau des établissements scolaires, mais dans les structures de santé.Il veut en fin avec la polémique. Le ministre de la Santé est embarrassé par le tapage provoqué par la campagne de vaccination contre la rubéole et la rougeole. S'exprimant sur ce sujet, en marge de la séance consacrée aux questions orales jeudi dernier au Sénat, Abdelmalek Boudiaf a estimé que le dossier est clos et que les parents sont libres de vacciner ou pas leurs enfants. «Je considère que c'est un dossier clos. Les parents sont libres de vacciner ou pas leurs enfants», a-t-il martelé en vue d'en finir avec les spéculations. Contrairement aux informations rapportées, le ministre a assuré qu'aucune hospitalisation n'a été signalée chez nous. «En Roumanie, 18 décès ont été enregistrés et chez nous aucune hospitalisation n'a été recensée» a-t-il dit en guise de défendre le bilan de cette campagne de tapage.Il se dit étonné de toute la polémique suscitée dernièrement autour de cette question, visant, selon lui, «à remettre en cause la bonne foi de l'Etat ayant déboursé des sommes importantes pour acquérir les vaccins dans l'ambition de protéger aux mieux notre progénitures». Boudiaf a déploré les «rumeurs» qui ont accompagné la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole (R-R), programmée du 6 au 15 mars courant, empêchant ainsi de nombreux élèves de bénéficier de cette opération, précisant que l'Etat «ne mettra jamais en péril l'avenir de ses enfants ou de ses générations mais oeuvre plutôt à leur protection». D'autre part, Boudiaf a affirmé que «l'Algérie compte parmi les rares pays qui assurent la vaccination gratuitement et poursuit l'application du calendrier vaccinal national en direction des enfants». Selon les chiffres de la tutelle, l'opération de vaccination a touché plus d'un million et demi d'élèves entre 6 et 14 ans sur un total de 7 millions soit un taux de 21%.Le ministre réfute l'idée que la polémique «soit liée aux prochaines législatives». Il rappelle que la vaccination se fera désormais dans les structures de santé. «L'opération de consolidation de la vaccination des élèves âgés entre 6 et 14 ans ne se dérouleront plus à l'avenir dans les établissements éducatifs mais au niveau des structures de santé de proximité spécialisées qui ont déjà eu à prendre en charge des opérations similaires», a indiqué le ministre. Autrement dit, le ministre de la Santé ne veut plus impliquer l'école dans ce genre d'opération vu qu'elle a sérieusement perturbé les programmes scolaires. Par ailleurs, le ministre a soutenu que l'hospitalisation à domicile lancée en 2015 «a suscité l'approbation des malades et de leurs proches». Répondant à la question d'un député du Conseil de la nation sur l'hospitalisation à domicile et les mesures prises pour améliorer cette prestation à travers le territoire national, le ministre de la Santé s'est dit satisfait de l'écho favorable suscité par ce type de soins auprès des malades lourds et des handicapés ainsi que de leurs proches.Boudiaf a précisé que l'hospitalisation à domicile se veut «un prolongement des soins dispensés par les établissements hospitaliers publics aux malades lourds», rappelant que son département a mis en place un support juridique pour ce type de soins qui verra une meilleure organisation dans le cadre de l'application de la nouvelle loi sur la santé. Il a en outre précisé que le suivi des malades lourds à travers l'hospitalisation à domicile «contribue notamment à la préservation de la dignité du malade», rappelant à ce propos que l'Etat«ne projette pas d'ouvrir des hôpitaux pour personnes âgées afin de permettre à cette catégorie de rester chez elle au milieu de la chaleur familiale».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com