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le coup de starter, un fiasco Sétif. 8e édition du festival de Djemila



le coup de starter, un fiasco                                    Sétif. 8e édition du festival de Djemila
La première soirée de la 8e édition du Festival arabe de Djemila, transféré ou délocalisé, c'est selon, à Sétif, a été un fiasco à tous points de vue. La manifestation qui se déroule pourtant au c'ur de l'antique Sitifis n'a pas drainé la grande foule.
Fixé exceptionnellement à 300 DA, le prix du ticket n'a pas pour autant motivé le public à venir en nombre au stade Mohamed Guessab où les policiers et les vigiles étaient plus nombreux. L'indigent plateau et le déficit en communication sont les principales causes de la défection du public qui n'est plus dupe. Malgré la présence du grand maître de la chanson kabyle Lounis Aït Menguellet, qui a été une nouvelle fois égal à lui-même, les présents sont restés sur leur faim. Pis encore, les chantres de la chanson sétifienne, qui n'ont pas fait l'effort pour présenter de nouveaux morceaux, ont gavé le public de «réchauffé».
Installé loin du public (celui qui a payé sa place), le placement de la scène est l'autre tare du festival qui débute sur une fausse note. Ne voyant pas les centaines de chaises se remplir, les organisateurs, qui oublient une fois de plus de mettre le paquet dans une campagne publicitaire, décident finalement de donner le coup d'envoi de la manifestation à 23h30. En reprenant ses vieux tubes Khatem Soubai, Fatma, Fatamtine et Yahasrah ala Stif el aali, Samir S'taïfi (un autre habitué de la manifestation) n'enflamme pas les présents qui grincent les dents. La redondance de Khier Bekakchi qui se présente avec Hahay El Mahboul, Naachak fa zine et Yadjari Ya Mahmoud des chansonnettes des années 1970, ne fait pas mieux. N'exigeant rien des interprètes qui ne sont là que pour le cachet, sachant que le respect du public est relégué au dernier plan, les organisateurs devant revoir la sonorisation, (l'autre imperfection de la soirée), doivent mettre un terme à cette médiocrité faisant très mal au festival qui mérite mieux.
Tchier Abdelghani, qui revient après une longue absence, déçoit lui aussi. En interprétant deux chansons Alahalah et Sid Al khier Amaar lahrir, le chanteur donne un autre coup de massue à la soirée. N'ayant fait ni plus ni mpoins qu'un acte de présence bien rémunéré, cheb Khalil, Horia Mahdjoub, Kamel Naïli et Mohamed Lamari emboîtent le pas aux «artistes» précités. «Franchement, c'est dommage qu'un tel événement soit si peu médiatisé. En termes de publicité, ça aurait pu être beaucoup mieux. Il suffisait d'un peu d'information pour donner une autre dimension à la soirée. Ceci dit, je suis toujours ravi de venir à Sétif. Ce n'est par ailleurs pas du tout facile de se produire en plein air», dira le gentleman Lounis Aït Menguellat qui a pu sauver la mise.
D'autant plus qu'un partie du public s'est déplacée spécialement pour écouter et apprécier Zrigh Mazal, Thelteyam dhilaâmriou, Sebr Ayouliou, Atha Kulhailit, Assidi Rabi et Ketchini Rouh Nek Adhekimagh. Chahuté par un groupuscule de jeunes qui ne se rendaient pas compte qu'ils avaient en face d'eux l'une des plus grandes icônes de la chanson algérienne, imperturbable, le maître de la guitare répond par son fameux morceau Ketchini rouh Akken Anriyah qui a été le clou d'une soirée à mettre aux oubliettes.
«La sous-médiatisation de l'événement qui a été transformé en non-événement par les organisateurs (l'ONCI s'entend) n'ayant pas jugé utile d'investir dans l'affichage, les spots et les placards publicitaires est à l'origine de ce fiasco ne disant pas son nom, car Aït Menguellat peut à lui seul drainer pas moins de 10 000 spectateurs d'autant plus qu'il donne un spectacle à Sétif, capitale de la petite Kabylie», clame Mourad qui s'est déplacé en famille de Bouandas rien que pour voir en chair et en os Lounis Aït Menguellat qui s'est prêté avec une grande simplicité et gentillesse aux innombrables questions des journalistes venus en nombre pour la couverture du festival qui rate ses débuts.
Notons par ailleurs que la soirée d'hier a été marquée par le passage d'Abdou Driassa, Maâti El Hadj, Adel El Chaoui, Nada El Raihan et la chanteuse libanaise Yara. Le plateau de la soirée d'aujourd'hui est composé de Hassiba Abderaouf, cheb Didine, Tayeb Ibrahim, Massinnissa et du Syrien Wafik Habib'
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