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Le côté obscur du racisme en France!



Le côté obscur du racisme en France!
La France est malade de ses «racismes». La France - les Français - est-elle [sont-ils] raciste(s)' Certes pas! Il n'en reste pas moins que des concours de circonstance - sans doute exceptionnels - ont exacerbé ces derniers mois, les ressentiments des Français, faisant ressortir le côté obscur d'un racisme sans raison, nourrissant la peur et le refus de l'Autre. Les Français ne sont certes pas des racistes - du moins pas plus racistes que les autres peuples européens [pour nous en tenir à sa région géographique] - mais des procès identitaires sont, ont été, instruits contre une partie de sa composante communautaire, singulièrement contre les Français binationaux d'origine maghrébine (Algérie, Maroc, Tunisie). Ainsi, en est-il du cas «Karim Benzema», devenu rapidement - par sa médiatisation outrée, par les a-peu-près qui l'ont accompagné - un fait politique [le Premier ministre, Manuel Valls, exprima (voire exigea) la nécessité de l'expulsion du footballeur de l'équipe de France] un exutoire pour une France anxiogène ne sachant plus à quelles normes se rattacher. Si la polémique a pris une telle ampleur, évoluant en abcès de fixation - pour une France déjà traumatisée par les attaques terroristes - c'est essentiellement dû à des «maîtres» à penser réactionnaires - tel Alain Finkielkraut - qui n'ont pas hésité à jeter de l'huile sur le feu, semant dans la société française le virus de la haine et du refus du Noir et de l'Arabe en particulier. Dès lors, on scrute les origines des gens qui font aujourd'hui la France et ne répondent pas aux critères qu'ils estiment sans doute «universels». Bien avant Benzema, il y eut le cas de l'humoriste Dieudonné Mbala Mbala, lynché en bonne et due forme. Or, ce sont ces émigrés qui ont fait la «spécificité» de la France. Une France qui, certes, a su donner, mais a aussi [énormément] reçu de ses binationaux. Pour rester dans un domaine, le sport, qui préoccupe les Français, - le seul aussi où les racismes n'existaient pas (voir la composante de l'EdF) - il est patent de dire que sans l'apport des Africains et des Maghrébins, la France ne serait pas ce qu'elle est, noyée dans la multitude des équipes moyennes européennes. En 1998, ce sont ses binationaux (Africains et Maghrébins) qui lui ont permis de gagner sa première (et unique) Coupe du monde de son histoire sportive. Beaucoup d'autres sports (athlétisme, boxe...) ne peuvent plus se passer de cet apport qualitatif pour le sport français de haut niveau. On l'a encore constaté cette semaine lors du match amical France-Cameroun où nous avons eu l'impression d'assister à un match de championnat africain des Nations. Or, faute de solutions aux problèmes sociétaux de la France on s'inquiète des origines de sa composante humaine. De fait, les extrémistes français tentent de confessionnaliser les rapports humains en France. Chose unique dans les annales. Alors que le sport était une exception exemplaire, dans une France, peu ou prou, «lépénisée», on y a introduit les germes du racisme. Ainsi, le vers semblait être déjà dans le fruit quand, en 2010, des responsables de la Fédération française du football (FFF) se sont surpris à, sérieusement, envisager d'instaurer des quotas au sein des centres de formation, estimant qu'il y aurait trop de jeunes Noirs et Maghrébins. Ce qui fit d'ailleurs scandale en France. Or, sans Zidane - auteur de deux buts contre le Brésil - Thuram, Desailly, Karembeu, sans cette diversité, la France aurait-elle gagné la Coupe du monde' Il est permis d'en douter! Aujourd'hui, c'est cette diversité qui fait la France qui est remise en cause. Ainsi, un certain Henry de Lesquen [président du Carrefour de l'Horloge, club classé à l'extrême droite et candidat virtuel à la présidentielle de 2017] préconise une solution radicale aux problèmes de la France par la «réémigration», en d'autres termes le «renvoi» des immigrés «inassimilables» selon lui. «Nous devons intégrer le constat suivant: les nouvelles populations immigrées sont difficilement assimilables en raison soit de leur religion, soit de leur race, soit des deux», écrit-il dans un pamphlet de présentation de son programme (qui ferait rougir Le Pen lui-même) de campagne. En France, un fait est de plus en plus évident, la part que le communautarisme prend sur le républicanisme alors que les descendants des immigrés sont discriminés et cloués au pilori. En fait, la France a mal à son identité au regard de l'idée que l'extrême droite, mais pas seulement [cf; les déclarations des hommes politiques français toutes classes et tendances confondues] se font de la France. Une France du rejet, de repli sur soi. Dès lors, est-il étonnant que Marine Le Pen [fille du fondateur du Front national, parti d'extrême droite] caracole en tête des sondages avec de fortes chances de devenir, en 2017, la présidente de la France'.
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