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Le Conseil de sécurité interpellé sur les violations des droits de l'homme par le Maroc



Le Conseil de sécurité interpellé sur les violations des droits de l'homme par le Maroc
L'ancien sous-secrétaire aux Affaires étrangères et conseiller juridique des Nations unies, le Suédois Hans Corell, a rappelé au Conseil de sécurité ses responsabilités face aux violations des droits sahraouis par l'occupation marocaine. Dans un article publié sur le site « International Juridicial Monitor » ntitulé « La responsabilité du Conseil de sécurité de l'ONU dans l'affaire du Sahara occidental », Corell a affirmé que l'« exploitation des ressources minérales au Sahara occidental est une violation des principes du droit international, applicables aux territoires non-autonomes ». Il s'agit également de l'« accord de pêche signé entre le Maroc et l'Union européenne qui, a-t-il fait savoir, n'est pas conforme au droit international », estimant que « la légalité de cet accord doit être examinée par le Conseil de sécurité ». « Il y a un conflit évident entre la résolution du Conseil de sécurité et le discours du roi Mohamed VI prononcé le 6 novembre 2014 et que « la marche verte » fut une violation de l'article 99 de la 4e Convention de Genève », a poursuivi Hans Corell dans son article. Corell a reconnu, par ailleurs, que « le processus est dans l'impasse », appelant le Conseil de sécurité à « prendre une décision qui soit conforme au Droit international ». Il a suggéré, à cet effet, l'examen de trois options « plus radicales que celles suivies par le passé », selon la publication. Il s'agit de « transformer la Minurso en une opération similaire à l'Atnuto (Administration transitoire des Nations unies au Timor Oriental) », d'« exiger de l'Espagne de prendre sa responsabilité en tant que ?'puissance administrative'' au Sahara occidental, une responsabilité, a-t-il relevé, qu'elle a abandonnée en février 1976, en violation flagrante de l'article 73 de la Charte des Nations unies ». Il a suggéré également de « faire en sorte que le Conseil de sécurité de l'ONU reconnaisse le Sahara occidental en tant qu'Etat souverain, mais pour des raisons évidentes de sécurité, cette mesure, a-t-il expliqué, ne peut se concrétiser qu'après un délai de 5 ans, pendant cette période la Minurso aura un mandat similaire à celui donné à l'Atnuto ». Corell a indiqué que le Conseil de sécurité « risque de ne pas accomplir son mandat. Il est donc devenu impératif qu'il agisse avec autorité, détermination et en conformité avec le droit international », a-t-il conclu.


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