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Le 7e art, une affaire d'enfants



Le but de cet atelier pédagogique pour enfants, qui s'est tenu au centre-ville dans le cadre des Mardis de l'art, coïncidant avec les 17es RCB, était de proposer une immersion totale dans une ?uvre cinématographique, avec l'imagination des enfants comme seul medium.L'historienne et membre de l'association marseillaise Aflam, Charlotte Deweerdt, a animé un atelier intitulé "Un ticket pour le cinéma". Le but de cet atelier pédagogique pour enfants, qui s'est tenu au centre-ville dans le cadre des Mardis de l'art, coïncidant avec les 17es RCB, était de proposer une immersion totale dans une ?uvre cinématographique, avec l'imagination des enfants comme seul medium. Scindé en deux parties, l'atelier a convié les petits à imaginer, dans un premier temps, le scénario d'une ?uvre (Tikitat a Solima, Djemila et le Djin), à partir d'images tirées de celle-ci et raconter la séquence autour d'un photogramme découpé en amont par Deweerdt. Ensuite, il était question de former des sous-groupes de trois enfants qui ont proposé leur version du synopsis. Les consignes données aux bambins étaient d'inventer une histoire avec un début, un milieu et un dénouement. En plus de ces principes basiques, l'objectif de l'animatrice d'"Un ticket pour le cinéma" était aussi d'approfondir les acquis des petits apprenants en approfondissant la notion du personnage, protagonistes ou adjuvants, leurs caractères et les obstacles qu'ils rencontrent. Prendre un temps pour qu'il y ait cette compréhension très simple qu'un film, c'est avant tout une succession d'images. "Eduquer le regard de l'enfant, dans la mesure où ce qui est reçu d'habitude passivement donne lieu à une implication plus grande de la part de l'enfant qui commente, s'intéresse à la construction du scénario et tout ce qu'il y a autour", a fait savoir Deweerdt, que nous avons rencontrée aux RCB. À la suite de cette séance, les enfants ont pu visionner les films proposés par l'animatrice. Interactif, l'atelier comportait deux espaces installés sur la placette et par lesquels les participants sont passés. Symboliquement, le passage de l'atelier à l'endroit de la projection des films sur lesquels ont travaillé les jeunes spectateurs auparavant s'est fait par un ticket que les enfants ont gardé comme petit souvenir. "Il fallait marquer l'espace sacré de la réception du film, où l'on parle et se comporte un peu différemment, comme si c'était une vraie séance de cinéma. On a trouvé que l'idée du ticket du film était sympa pour marquer cette transition et fixer un peu mieux cet instant dans la mémoire des enfants", a ajouté Deweerdt. Concernant l'association Aflam, créée dans les années 1990, dont Deweerdt est issue et qui organise depuis 2013 les Rencontres internationales de cinéma de Marseille, son objectif à ses débuts était de "soutenir la diffusion des cinématographies des pays arabes, du Maghreb et du Mashreq". Mais la visibilité grandissante de ces dernières a laissé place peu à peu à une démarche moins revendicative pour aller plutôt vers la création d'espaces des cinématographies en général et donner à voir des films de réalisateurs arabes, des cafés-cinés et offrir des espaces de master class.

Yasmine Azzouz
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