Oui, oui, j'assume de dire et de répéter que l'art n'est pas un business ! De même ordre que l'amour, l'âme, l'Algérie et Anis, mon fils ne sont pas des affaires.Elles/ ils. Les artistes nous quittent
Ne sont pas déjà morts alors qu'ils ne meurent jamais '
Peut-être qu'ils nous ont déjà laissé?
Puisque ne sont plus sur les plateaux de tournage
Ni aux studios.
Ni sur scène.
Ni à l'affiche.
Ni dans les castings.
Ni aux répètes.
Ni aux repérages.
Ni en ligne ni en argentique.
Ni aux musés.
Ni aux spectacles.
Ni aux galeries.
Ni dans les bistros.
Ni dans les cafés.
Ni dans les mosquées.
Etaient, chantaient-ils dans le 4e dans le 5e, ah, arraché.
Peut être sur les bancs publics.
Peut-être sur les hauteurs d'Alger, dans des salons climatisés avec des fastueux banquets.
Peut-être dans des ranchs où autour des piscines.
Peut-être sur la Côte d'Azur, j'ai oublié, les frontières sont fermées.
Peut-être sur des plages privées.
Peut-être, préparent-ils le Ramadhan 2021 avant mémé l'appariation des appels d'offre de l'Entv, et dire que ça va changer....
Peut-être se sont sauvés sous d'autres cieux avec l'argent de leurs films.
Peut-être dans des buildings ou dans des palaces.
Au Clubs des Pins 1. 2? etc?
Ils ne sont plus entre nos lèvres non plus. Encore moins en noir sur blanc.
Ne sont pas morts du coronavirus, non pas de tout.
Ce sont l'oubli, le mépris, l'abandon, le laisse tomber, la solitude, la précarité, le manque de la production qui tuent et qui continuent à mettre à genoux nos artistes. Aussi, marteler le cerveau des gens à heure de grande écoute pour oser dire : «L'art est un business, une affaire et ce n'est jamais du social». Si ce n'est pas l'argent public de tout genre, ministère, régions, départements, association, institutions, avance, aide, subventions, chaînes tv, prêt-achats, fondations, musées, galeries, théâtre... et. Les artistes du monde entier seront tous des sans-abris sans l'argent de contribuable quand il est bien partagé.
Dans quel continent, on peut employer ces termes, l'Amérique, l'Europe, l'Asie ou le nôtre.
Chez nous, lorsqu'on ouvre une petite lucarne à l'arbitraire et à l'injustice dans le but d'offusquer les plus démunis, en l'occurrence nos artistes.
Ce n'est pas la ville de Mila qui tremble, c'est tout le pays. Alors comment vivaient la comédienne Nouria Kazdarli, le réalisateur,
Meziane Yala, les comédiens :
Mohamed Dejdid, Moussa Lakrout et Bachir Benmohamed décédés récemment ' Que Dieu ait à leurs âmes !
Ah ! peut-être avec des affaires, avec du business, avec des placements, avec de la Bourse, avec de la pub, avec des budgets colossaux, avec des crédits bancaires ou avec de foncier '
Ils vivaient aimablement et modestement dans l'ombre de leurs ?uvres. Le reste qui continue à respirer est comme tout Algérien respecté et respectable, répliquait avec sourire notre grande comédienne, Nouria Kazdarli disparue le 9 août dernier à l'âge de 99 ans.
Mesdames, Messieurs, donneurs de leçons, faites de l'argent comme et qui vous voulez. Remplissez des sacs, effectuez des transferts si vous ne l'avez pas déjà fait. Achetez des biens à Venise, à Valence, à Nice ou à Paris 16, Neuilly. Assurez l'avenir de vos petits-petits-fils ; cependant, laissez l'art à ses maîtres et épargnez cette nouvelle Algérie.
Les artistes, ceux qui sont morts, «Allah yarhmhoum», resteront dans nos esprits, dans nos c?urs et dans nos rêves. Ceux qui partagent notre soleil sont nos prophètes et notre lumière. Heureusement pour nous, les vivants.
Par Djamel Azizi
Réalisateur
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com