
Le Syndicat algérien de l'industrie pharmaceutique (SAIP) met en garde la population quant à l'utilisation de certains produits pharmaceutiques et dénonce le comportement irresponsable de certains importateurs. Dans un communiqué rendu public, le SAIP affirme qu'il existe « des produits qui circulent, actuellement, sur le marché algérien qui est devenu, par ailleurs, un vaste chantier d'expérimentation ». Ces produits sont présentés sous forme de médicaments « avec des notices très souvent mensongères et fantaisistes ». Or, ces produits « miracles » n'ont aucun enregistrement au niveau des institutions compétentes, pis encore, « ils n'ont même pas obtenu le label de contrôle de qualité qui est une garantie irréfutable pour protéger et préserver la santé », souligne-t-on. Parmi ces « remèdes », l'on cite la pommade Mebö. Selon les informations fournies par le syndicat, ce médicament est fabriqué aux Emirats arabes unis par la société Julphar, à partir de la cire d'abeille, de l'huile de sésame et de l'hormone végétale. « C'est une formule chimique que préparent nos grands-mères et que toute personne peut fabriquer chez elle », dira un responsable du syndicat, contacté hier par téléphone. Cette « matière sucrée » qu'on conseille aux malades et qui prétend traiter quasiment toutes les pathologies et cicatriser tous les ulcères, mais aussi, paraît-il, certains types de cancer de la peau, est un « vrai faux médicament », vendu dans les pharmacies en Algérie à 650 DA ou bien à 1.100 DA, selon le volume du tube. Le médicament existe également chez les vendeurs de plantes médicinales et même chez certains marchands de produits cosmétiques. Le représentant du SAIP ajoute que « le produit en question ne dispose pas de dossier clinique pour son enregistrement au niveau de la direction de la pharmacie relevant du ministère ». Cette pommade a été introduite sur le marché en 2010, par le « biais de la direction du commerce d'une wilaya », qu'il évite de citer. Car, « c'est l'hypothèse la plus plausible », a-t-il affirmé. Ainsi, il met en garde qu'« en cas de soucis pour la santé, le malade n'aura aucune protection et ne pourra accuser personne du fait que le produit est non identifié ». A cet effet, le SAIP appelle les ministères de la Santé et du Commerce à se concerter davantage pour définir les cahiers des charges destinés aux produits assimilés à de vrais faux médicaments. Interrogé s'il existe sur les étals des officines d'autres marques de médicaments qui peuvent nuire à la santé des malades, notre interlocuteur indique que « le syndicat est en train de mener son enquête ». Afin de se prémunir contre tous les médicaments douteux, le représentant du syndicat conseille aux malades de confier leur santé aux professionnels de la santé et pas aux charlatans. Le syndicaliste recommande, sous prescription des médecins et des pharmaciens, de prendre des médicaments enregistrés et contrôlés par les institutions de l'Etat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abbas A H
Source : www.horizons-dz.com