
Beaucoup de commerces et services sont restés irrémédiablement fermés et le seront tout le reste de la semaine.Beaucoup d'amateurs du «p'tit noir» le matin étaient furieux, déçus par la fermeture de cafés et estaminets de quartiers le second et troisième jour de l'Aïd.Il en était de même pour les boulangeries. Les quelques magasins d'alimentation ouverts, car désignés sur la liste de permanence, du reste respectée parcimonieusement par les commerçants, ne suffisaient pas pour satisfaire une demande accrue en ce jour de grande fête religieuse pareille qui ne saurait, en aucun cas, être assimilée aux jours du Mawlid Ennaboui ou de l'Achoura.Existe-t-il un moyen de contrôle sérieux et sévère contre ces contrevenants qui n'ont cure des «sanctions» des autorités dont les éléments exécutifs sur le terrain sont pour certains, selon des indiscrétions, corruptibles à souhait en pareil cas' Certes oui, le département du commerce a prévu des opérations de contrôle suivies de sanctions, mais sur le terrain autre chose est, hélas, constatée.Les tenants de ces établissements d'utilité publique tentent d'expliquer un tant soit peu ces situations à la limite burlesques qui n'ont pas cours sous d'autres cieux où il existe pourtant des fêtes et des ponts de congés allongés pendant les week-ends.Les commerçants chez nous, évoquent tantôt la rareté de main-d'oeuvre localement disponible et doivent ainsi se rabattre sur les centaines d'individus sans emploi venus chercher fortune dans la capitale ou dans les grandes agglomérations du pays, tantôt l'absence de grossistes et de transport de marchandises pour assurer l'approvisionnement des boutiques ou des marchés.Cette main-d'oeuvre, qui part régulièrement passer les fêtes religieuses notamment au «bled», expliquent-ils d'un air convaincant quand même, est très volatile et n'est disponible qu'au jour le jour. «Kane ahna, ourrah» se plaisent-ils à répéter, ce, au grand dam des consommateurs qui ne peuvent ni ne savent gober de pareilles explications pénalisantes à plus d'un titre. Si pour le consommateur de café, ce n'est pas si grave, pour le père de famille à la recherche d'un pain pour ses enfants, il faut reconnaître que ça l'est plus.Le secteur des transports n'y échappe guère. Pourtant, l'offre est très abondante dans cette filière qui a pu absorber des flots de chômeurs «locaux», mais il n'en est rien. Il devrait, à notre sens, être établi des points de contrôle sur le parcours du bus assurant les liaisons. Une borne de pointage certifiant sa présence dans le circuit devant être assuré. Un bon coup de pied dans cette fourmilière est d'ailleurs fort souhaitable, ce, même en dehors des fêtes.La régie étatique «Usta» pour Alger, laquelle doit être louée pour les efforts organisationnels consentis et la relative régularité constatée et les autres bus du même statut opérant dans les grandes agglomérations du pays, ne peuvent à elles seules assurer les déplacements nombreux de passagers en ce jour particulier de visites entre familles et aux cimetières.Du coup, l'on se demande si les autorisations d'exploitation de lignes de transport par des opérateurs privés sont accompagnées de cahiers des charges stricts prévoyant des verbalisations sévères. Celles-ci pourraient aller jusqu'au retrait de la licence d'exploitation. Les choses seraient sûrement autres, à partir du moment où la verbalisation touche l'intérêt pécuniaire du transporteur.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali AMZAL
Source : www.lexpressiondz.com