Les estivants lesmoins nantissont évidementla cible de cesvautours assurés detoute impunité.
Quoique mis en évidenceà l'entrée dechaque site de baignade,les écriteauxde l'APPL assurantque l'accès auxplages est gratuitconformément à laloi, font juste officede décor. Des plagesde Bordj El Kiffan,en passant par cellesde Bordj El Bahri,El Marsa, Aïn Taya,de Heuraoua, ou encore de Réghaïa, leconstat est pratiquement le même. il révèleen somme une toute autre réalité.Hormis les largesses et le laisser-faireaccordés aux jeunes qui exploitent lesplages illégalement en imposant des tarifsd'accès exorbitants aux estivants, ce sontparadoxalement les agents de l'EGCTUqui versent dans ce créneau illégal. Al'entrée de Decca Plage, dans le littoralest-algérois, ces derniers profitent dulaxisme des services de sécurité, pourtantprésents sur les lieux en grand nombre,pour percevoir les droits de stationnementà leur profit, et ce, en ne remettant pas detickets aux automobilistes. « Nous ne donnonspas de tickets à partir de 19h », s'entêteà expliquer un jeune planté à l'entréede la plage, qui plus est, arbore un giletportant le sigle de l'établissement enquestion. Le directeur de l'EGCTU à quinous avons soulevé le problème affirmede son coté, que « ce genre de pratiquesest l'apanage des agents qui sont recrutésau niveau local. Il est du ressort des servicesde sécurité présents sur place de luttercontre ce genre d'abus.Néanmoins,les citoyens peuvent nous faire part de cesagissements inacceptables pour que nousprenions à notre niveau les dispositionsqui s'imposent en pareils cas, à savoirl'élimination immédiate des éléments quisont derrière ces actes ».Au niveau des plages, c'est une autreforme d'arnaque que les estivants subissent.A Bordj El Kiffan, par exemple, lesvacanciers qui tenteront de planter leursparasols à même le sable se verront systématiquementrefoulés de la plage, qui setrouve en fait fractionnée en périmètresd'exploitation reconnaissables par descordes qui délimitent chacune des parcelles.Des gros bras veillent ainsi au grain etdélogent, sans hésitation aucune, les« intrus » récalcitrants. Il n'est par ailleurspas rare que les citoyens payent les deuxcents dinars d'usage deux fois de suite.« J'ai dû payer lasomme de 400 DApour cette place »,affirme une mèrede famille, etd'ajouter : « Unjeune m'a, une premièrefois, réclaméles 200 DA, etquelques instantsplus tard se présenteun autre jeunepour me réclamerla même somme. »A Bordj El Bahri,notamment à laplage des Ondines,la situation qui prévautest similaireaux autres sites. Enplus du parking qui devient, au delà d'unecertaine heure de l'après-midi, la propriétéde jeunes qui s'imposent par la force, laplage est également payante. Sous prétextede location de parasols, des jeunes gensfont payer aux estivants le droit à uneplace sur le sable. Sur un autre registre, àTamentfoust, le droit à l'exploitation desparkings n'est pas réservé uniquement àl'EGCTU, car l'APC d'El Marsa, dontdépend la localité, a donné l'autorisation àdes jeunes du quartier pour exploiter lestrottoirs en guise d'aire de stationnement.Les automobilistes qui refusent de s'acquitterdes 50 DA auront affaire à l'exploitantqui affiche une allure qui dissuaderaitles plus récalcitrants des propriétairesde voiture souvent en compagnie deleurs familles.Les pouvoirs publics de par cette situationanarchique ont démontré leur incapacité àfaire appliquer la loi, et ce sont lescouches les plus défavorisées qui payentle prix. Jusqu'à quand '
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K. Saci
Source : www.elwatan.com