
Melle Seddiki Djamila demeure l'unique femme ayant exercé en qualité de journaliste chef de bureau au sein de l'organe de la presse écrite officielle, APS.Contrairement à ses nombreux collègues journalistes de l'APS qui sont partis en retraite dans l'indifférence totale, la direction de l'APS, organe de presse gouvernemental, a tenu à honorer Melle Seddiki Djamila, dimanche dernier, au siège central, à Alger. Notre cons?ur, qui a travaillé durant 34 ans au sein de l'APS, dont 26 années passées dans la wilaya de Tipasa, demeure l'unique femme ayant exercé en qualité de journaliste chef de bureau au sein de l'organe de la presse écrite officielle, APS. L'absence du ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, n'est pas passée inaperçue lors de cette cérémonie.L'APS avait mis en retraite pas moins de 45 journalistes entre 2012 et 2013. Djamila Seddiki faisait partie du décor dans les multiples manifestations organisées depuis des décennies dans la wilaya de Tipasa.Rigoureuse dans son travail, disciplinée dans ses démarches, inflexible dans le respect de l'éthique et la déontologie du journaliste, elle ne ménageait pas son temps pour aller à la recherche des faits afin de communiquer la véritable information. Allergique à la médiocrité et au mensonge, la fidélité est son dada. un bout de femme de caractère, au grand c?ur, attachante avec sa famille et son entourage, voilà autant de qualités qui faisaient réagir maladroitement certaines personnes. Au milieu d'un environnement hostile, son engagement pour un travail à la perfection se heurtait à une meute d'adversaires.Avec toutes les années d'expérience vécues, elle n'est nullement troublée par les événements inattendus qui surgissent. Décontractée et ne pouvant pas voiler ses impressions quand les occasions se présentent à elle, Djamila Seddiki nous a déclaré : «Je dédie cette distinction à tous les chefs de bureau qui sont partis en retraite sans que personne ne parle d'eux. Ma pensée va vers les journalistes qui travaillent dans les wilayas, car ils exercent plusieurs tâches pour communiquer l'information. Dans les sièges centraux des rédactions, on a tendance à oublier qu'il y a des hommes et des femmes qui travaillent d'arrache-pied pour obtenir la bonne information. Je suis fière d'appartenir à cette catégorie de journalistes qui travaillent sur tous les sujets et prennent les risques. Je remercie les responsables de l'APS qui ont pensé à moi. En ce qui me concerne, je considère l'APS comme étant une véritable école de formation du journalisme et je sais de quoi je parle. Enfin, je m'incline à la mémoire de tous les journalistes qui ne font plus partie de ce monde, sans oublier de remercier toutes les personnes qui m'ont aidée dans mon parcours jusqu'à ce jour.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com