Le Réseau national de pharmacovigilance en oncologie (ReNaPo) a été officiellement mis en place, jeudi, à Alger à l'occasion de l'ouverture des journées de formation en Matério et pharmacovigilance en oncologie.Cette cérémonie a eu lieu en présence du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid et du professeur Adda Bounadjar, président de la Société algérienne de formation et de recherche en oncologie (Safro) organisatrice de l'événement.
Le ReNaPo travaille en coordination avec le Centre national de pharmacovigilance a indiqué Bounadjar qui a souligné que le réseau vise trois objectifs essentiels: Création d'une coordination entre l'ensemble des services d'oncologie médicale, incitation des médecins à faire des déclarations rapides concernant les traitements, notamment les informations sur les effets secondaires des médicaments qu'ils soient des princeps, des bio-similaires ou des génériques. Et surtout, a-t-il insisté, formation d'un personnel médical des services d'oncologie à détecter et mentionner tous les effets indésirables, en les notifiant et les déclarant à temps.
Dans une déclaration à la presse en marge des travaux, le professeur Bounedjar a parlé des dégâts collatéraux de la Covid-19. Il a affirmé que le taux de mortalité lié au cancer risque d'augmenter tout en se félicitant que la prise en charge des personnes atteintes du cancer a été «acceptable» en cette période de crise sanitaire. Il a cependant, admis que la pandémie de la Covid-19 a bouleversé les données quant au dépistage précoce de la maladie, avec une augmentation prévisible du taux de mortalité lié au cancer.
Il précisera que tous les indicateurs témoignent d'une augmentation de la mortalité liée au cancer, dont notamment l'enregistrement des cas localement avancés de différents cancers. Cette situation n'est pas propre à l'Algérie, a-t-il rassuré précisant que c'est un constat qui a été établi par plusieurs pays de par le monde. On affirmera «on n'a pas pu diagnostiquer à temps les formes localisées du cancer, en raison des mesures de confinement et la limitation de déplacements dans les structures sanitaires», pour parer à la propagation de la Covid-19 dont elles sont en fait les dégâts collatéraux. Il a cité l'exemple d'un pays européen qui prévoit dores et déjà une augmentation du taux de mortalité lié au cancer de 5 à 8%, par rapport à l'année précédente. Pour le cas de l'Algérie, il a tenu à préciser que ses services ont initié une étude à travers l'ensemble des services d'oncologie pour comparer les taux de mortalité par rapport à l'année dernière.
Bounedjar dira qu'un lien sera établi entre le taux de mortalité et la Covid-19, car regrette-t-il, «on reçoit ces derniers jours, pour le cancer du sein notamment, des cas à une phase avancée aux «stades III et IV».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com