
Dans cette interview accordée à Horizons, Hamid Benbouteldja a mis l'accent sur le danger qui guette les écoles de formation en nette propagation à travers le pays. Il appelle, dans ce sillage, la Fédération algérienne de football (FAF) à légiférer dans le sens de contraindre les clubs à verser les frais de formation aux écoles qui ont formé leurs joueurs.Comment vous est-elle venue l'idée de lancer votre propre écolede formation 'Une année avant le lancement de JFAT, le football à Aïn Taya avait vécu un vide monstre après la dissolution du club local. A partir de là, je commençais à réfléchir sur la meilleure façon de relancer la discipline dans notre région. Je n'étais pas chaud de mettre en place une équipe des seniors. Il fallait repartir sur des bases solides. Entre-temps, mon ami et ancien coéquipier d'équipe, Demdoum, avait lancé une école dénommée Form-Foot. J'étais bien inspiré par l'entreprise de Demdoun, alors j'ai décidé après de me lancer dans un projet similaire. Parlez-nous un peu des débuts de cette école qui a bouclé ses dix ansd'existence...Comme dans chaque projet en phase de lancement, on rencontre toujours des difficultés. La première année aura été la plus difficile dans la mesure où les autorités publiques n'accordent pas de subventions. Nous avons dû alors prendre notre mal en patience et s'armer d'une grande volonté de réussir. Le football est une source de vitalité dans ma vie. Je tenais à réussir.Par la suite, la situation se débloquait graduellement. D'autant que nous commencions à percevoir des subventions et se doter des moyens aussi bien humains qu'organisationnels pour aller de l'avant. Quelle estimation faites-vous du niveau des jeunes 'Il y a toujours des joueurs doués et d'autres qui le sont moins. Il y a encore des gosses d'un niveau tout juste moyen. Cela n'est pas un problème pour nous. Les gamins dotés d'un niveau appréciable, nous ferons en sorte de les faire progresser. Même ceux dont le niveau est peu convaincant, nous les prendrons en charge. C'est notre devoir dans la mesure où le football constitue un langage universel efficace dans le monde de l'éducation et de la pédagogie. La prise en charge scolaire figure aussi dans nos priorités. C'est la raison pour laquelle les parents sont rassurés pour leurs enfants. Votre école est-elle parvenue à alimenter les clubs en joueurs 'Sans me vanter, il y a certains éléments qui ont réussi à se frayer une place dans les jeunes catégories de clubs huppés. Je citerais en particulier l'USMA, le NAHD et l'USMH. Le problème se situe cependant dans le fait que ces clubs ne nous viennent pas en aide. Soyez plus explicite...Au niveau du JFAT, nous mettons les bouchées doubles. Mais les parents n'hésitent pas à donner leur accord pour les grands clubs qui souhaitent récupérer leurs enfants. De note côté, nous n'y pouvons rien devant leur insistance. Mais l'école est toujours le grand perdant dans cette histoire. Nous formons pour ne rien avoir en contrepartie. Il faudra absolument prendre en charge ce problème. Comment faut-il faire 'La fédération doit tenir compte de l'existence des différentes écoles de formation. Mettre en place une loi qui nous protège serait une bonne chose, comme par exemple obliger les clubs à payer les frais de formation. Nous souhaitons aussi que les clubs qui recrutent nos jeunes talents fournissent des équipements de travail pour faciliter un tant soit peu notre tâche à l'avenir.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Y
Source : www.horizons-dz.com