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La direction de la santé de Mila dément



La direction de la santé de Mila dément
Une affaire qui a fait grand bruitLe document fait état d'un antalgique de marque «Paracétamol» produit en Israël. Ce médicament contiendrait du fil métallique potentiellement mortel.«C'est de l'intox», a rétorqué Saïd Ouabès, directeur de la santé de la wilaya de Mila, ayant diffusé tout récemment un communiqué alertant la section syndicale de Constantine sur un produit antalgique provenant de l'Etat sioniste, Israël. Il s'agit du Paracétamol contenant un fil métallique qui est mortel dès sa consommation. Contacté par L'Expression, Saïd Ouabès n'a pas tardé à se mettre à infirmer l'information sur la circulation dudit produit. «On ne peut pas confirmer une telle information tant qu'elle ne contient rien de vrai», a-t-il indiqué. C'est une histoire qui tient plus ou moins la route et qui laisse pantois plus d'un, d'autant que ledit produit est fabriqué localement dans le cadre de la promotion des produits pharmaceutiques génériques. Ceci étant dit que l'importation d'un tel comprimé demeure quasiment impossible à se concrétiser.Une telle histoire a donc commencé suite à la diffusion récemment par la direction de la santé de Mila d'un courrier expédié au président de la section syndicale régionale des pharmaciens privés l'invitant à prendre toutes les dispositions nécessaires rentrant dans le cadre de l'interdiction du Paracétamol «mortel» provenant d'Israël. Relayée par un média télévisé privé, la même information, qui continue à constituer l'essentiel des débats locaux, a vite fait d'envahir les réseaux sociaux dont Facebook. Ledit courrier, qui a été très alerte, fait «suite à une correspondance formulée par le wali de Mila portant sur la commercialisation dans les pharmacies des grandes villes comme Alger, Constantine et Oran». A travers ses aveux, le premier responsable de la santé de la wilaya de Mila, Saïd Ouabès, laisse croire à une incompréhension flagrante du contenu du communiqué qu'il a émargé et expédié à la section syndicale de Constantine. Il a, d'abord, réfuté en bloc «la véracité d'une telle information avant de renvoyer la balle dans les camps de la wilaya, très précisément le wali. «J'ai été saisi par le wali de Mila et j'ai rédigé ledit courrier», a-t-il affirmé, avant d'ajouter que «cela rentre dans le cadre préventif pour que ce produit ne soit pas vendu dans les pharmacies». Dans le tas, il revient sur une telle information en avançant qu'«on informe quand il y a des informations de ce genre».En somme, la correspondance ayant émané de la direction de la santé de Mila n'est pas sans impact aussi bien sur les officines que sur les consommateurs sachant que le Paracétamol est un produit antalgique très demandé dans le cadre même de l'automédication, c'est-à-dire qui ne nécessite pas de prescription médicale. Idem pour sa consommation qui est aussi très élargie.Le courrier de la DSP de Mila a donc amplement semé la zizanie un peu partout aux quatre coins du pays. Dans le tas, l'alerte a atteint son apogée, notamment chez les pharmacies de la deuxième capitale du pays, étant donné que les pharmaciens d'Oran sont cités eux aussi. D'autant que le courrier de la direction de la santé a été explicité en soulignant que «le produit en question comprend un fil métallique qui est mortel dès sa consommation».En effet, le wali de Mila a, en date du 8 novembre dernier, adressé une missive au président de l'Antenne régionale du conseil des pharmaciens à Constantine le mettant en garde contre la présence dans les pharmacies d'un «calmant mortel».Dans le détail, le document fait état d'un antalgique de marque «Paracétamol» produit en Israël. Ce médicament contiendrait «du fil métallique potentiellement mortel», relève-t-on dudit document très alarmant. Sur quelle base peut-on donc alarmer l'opinion publique en diffusant un tel communiqué' A-t-on procédé à une enquête sérieuse reposant sur des preuves scientifiques comme des prélèvements sur des échantillonnages du produit suspect' «Nous n'avons procédé à aucune enquête», dira le directeur de la santé de Mila, Saïd Ouabès expliquant que le «produit en question n'est pas en vente». Pour couper court, le directeur de la santé de la wilaya de Mila dira d'un ton rassurant que «ledit produit n'est pas en vente dans les pharmacies algériennes».Abdelmalek Boudiaf«Il n'existe pas de Paracétamol importé dans les pharmacies»Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a rassuré hier à Alger, qu'il n'existait pas de Paracétamol importé au niveau des pharmacies. Ce qui a circulé récemment au sujet de la commercialisation d'un Paracétamol importé et dont les composants représentaient un danger pour la santé n'est que «pure rumeur», a déclaré M.Boudiaf en marge des interventions des présidents des groupes parlementaires à l'Assemblée populaire nationale (APN) autour du projet de la loi de finances 2017. Il a précisé concernant ce qui a été rapporté par certains médias sur «l'importation par l'Algérie du médicament Paracétamol d'Israël et sa dangerosité pour la santé du citoyen», qu'«il n'existe pas une seule boîte de Paracétamol importée et celui qui avance cela, qu'il nous apporte au moins une boîte».
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