La culture de l'ail à Mila s'inscrit de manière de plus en plus prononcée dans la stratégie du gouvernement visant à réduire la facture des importations. Lancée à titre expérimental en 2010 dans le sud de la wilaya, la culture de l'ail dans cette région de l'intérieur couvre aujourd'hui plus de 60% des besoins nationaux. La stratégie adoptée par la DSA dans ce domaine commence, en effet, à porter ses fruits. Outre la céréaliculture et l'oléiculture, dont le rendement est des plus encourageants, la culture de l'ail est en passe d'ouvrir des perspectives autrement plus importantes à la profession. Lancée en phase expérimentale sur une parcelle de 345 ha, la culture de cette plante est pratiquée actuellement dans toutes les communes du sud de la wilaya, sur des étendues couvrant 1900 ha, soit près de six fois la superficie exploitée huit ans plus tôt. Encouragée par les performances enregistrées, la DSA a introduit cette activité dans son schéma des produits stratégiques à haut rendement et lui accorde actuellement une importance particulière en matière d'accompagnement technique et financier des opérateurs qui y activent. Objectifs : faire de Mila un pôle par excellence de l'ail et contribuer, par-là même, à la réduction de la facture des importations, politique poursuivie depuis des années par le secteur.Le premier objectif ambitionné est déjà là : la wilaya a le statut de pôle de l'ail depuis la visite du ministre de l'Agriculture, le 1er avril, dans la région. Avec ses 606 000 q produits au titre de la saison 2016-2017, Mila a pu fournir au marché national près de 60% de ses besoins en la matière. Et cette récolte est appelée à connaître un boom cette année, à la faveur des extensions qu'ont connues les domaines cultivés en ail et le programme d'irrigation complémentaire mis en place conjointement par la DSA et l'ANBT. Les prévisions établies par le secteur parlent, en effet, d'une récolte pouvant atteindre 1 050 000 q pour l'exercice en cours. Il faut dire que cette expérience, l'une des plus réussies à Mila, a fait le bonheur du ministre qui a appelé les autres wilayas à s'y inspirer, en promettant l'arrêt des importations de ce produit dès 2019, car "la production locale suffira aux besoins intérieurs du pays". Soulignons que l'Algérie importe entre 7000 et 10 000 t d'ail annuellement, selon les chiffres du ministère.
Kamel B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Bouabdellah
Source : www.liberte-algerie.com