
Le mouvement Taj organisera pour la première fois une université nationale spécialement dédiée à la femme, le 8 avril prochain. C'est là la principale annonce du président du mouvement, Amar Ghoul, qui intervenait hier lors d'un meeting ayant rassemblé les femmes affiliées à cette formation, à l'hôtel Ryadh de Sidi-Fredj.Cela s'est déroulé dans une ambiance aux airs de fête créée, à cette occasion, par ces femmes en habits traditionnels, cette troupe de musique andalouse qui a entonné des chants algériens et cette exposition d'objets traditionnels dans le hall.Il y avait aussi la présence de figures féminines connues sur la scène artistique, sportive, et historiques et même diplomatiques, et du monde du travail, dont nous citerons Djamila Bouhired (moudjahida), Salima Souakri (ex-championne de judo), Saïda Neghza (présidente de la CGEA), de Mohamed Adjaimi (acteur) et de l'ambassadeur de la Palestine et de son épouse ainsi que d'une représentante diplomatique de la Rasd.Profitant de cette occasion, Amar Ghoul a adressé quatre principaux messages à l'endroit des femmes rassemblées. Il affirme d'abord que la nouvelle Constitution adoptée récemment a attribué une place de choix à la femme dans la société et lui a ouvert des perspectives pour sa promotion politique et son accession aux postes de responsabilité à tous les échelons. Il a invité la gent féminine à saisir cette opportunité pour assumer son rôle dans l'édification du pays, et notamment pour relever les grands défis que lui impose la conjoncture. Si, sur le plan économique, la femme "doit contribuer à l'édification d'une économie nationale productive hors hydrocarbures", au plan social, "elle a pour mission de renforcer les liens sociaux, la cohésion de la nation et de son unité", a-t-il estimé.Dans son troisième message, le président de Taj a souligné l'impératif d'une complémentarité homme-femme, loin de tout conflit, en plaidant pour une "complémentarité positive" basée sur "l'entraide entre les deux sexes pour l'édification du pays".Pour l'orateur, la marginalisation et l'exclusion dont se plaint d'habitude "le sexe faible" sont levées grâce à un arsenal juridique, et il estime que l'ennemi de la femme reste la femme. "Ecoutez-moi bien. De ma propre expérience, je peux affirmer qu'en diverses occasions l'homme peut être un frein pour la femme, mais il apparaît aujourd'hui que celui qui marginalise, pratique l'exclusion contre la femme est... la femme", a indiqué le président de Taj. Aussi, conclut-il, il faut éliminer toute forme d'autoritarisme, d'exclusion contre la femme... "qu'elles viennent de l'homme ou de la femme".AMAR RAFA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Rafa
Source : www.liberte-algerie.com