
Le secteur de la santé est, comme à son accoutumée, en bonne santé. Les blouses blanches n'ont pas jugé utile de rallier le mot d'ordre.C'est hier que l'intersyndicale s'est lancée dans un nouveau débrayage de trois jours. Ce mouvement porte dans son enjeu une pression à marquer vaille que vaille pour se faire entendre. Ce débrayage qui se veut être une réplique à la hauteur de la décision du gouvernement portant sur le maintien de son projet de loi relatif à la retraite et au Code du travail.L'intersyndicale réaffirme sa revendication axée sur le maintien de la retraite sans condition d'âge tandis que le gouvernement ne cesse d'appeler au dialogue. Le ministre du Travail, intervenant samedi dans une réunion des cadres de son département a rappelé que le gouvernement ne «reculera pas sur son intention de supprimer la retraite sans condition d'âge». Tel qu'attendu, les employés de la Fonction publique dans la wilaya d'Oran n'ont, dans la majorité des secteurs, pas tranché quant à répondre honorablement au mouvement de grève, hormis ceux du secteur de l'éducation qui est pratiquement paralysé.Le taux de suivi est tout au moins important. C'est ce que révèlent les meneurs du débrayage.Le secteur de la santé est, comme à son accoutumée, en bonne santé.Les blouses blanches n'ont pas jugé utile de rallier le mot d'ordre. Le personnel s'est contenté de suivre de près l'évolution du mouvement sans juger utile de marquer ne serait-ce qu'un petit pic, tournant ainsi le dos à l'appel lancé par l'intersyndicale. Que ce soit au Centre hospitalier Benzerdjeb ou encore au niveau de l'Etablissement hospitalier du 1er-Novembre, les va-et-vient des praticiens, paramédicaux et infirmiers se sont intensifiés davantage dans les couloirs des deux établissements.Les employés se sont affairés à traiter les malades en leur prodiguant les soins nécessaires.Le constat similaire est de visu perceptible au niveau des autres établissements hospitaliers spécialisés comme l'EHS pédiatrique de Canastel, les cliniques ophtalmologiques de Cugnot et de Belazreg etc. Idem au niveau de plusieurs centres publics de la santé proximité (Epsp), autres dispensaires et salles des soins. Idem dans les structures sanitaires des communes reculées, notamment celles se trouvant dans les zones rurales. L'administration locale n'est pas en reste.Les agents d'administration ont rejoint leurs bureaux dès l'heure de l'ouverture sans juger nécessaire d'emboîter le pas à leurs camarades grévistes du secteur de l'éducation.Ceux de la wilaya ainsi que les employés de la mairie et ses 12 secteurs urbains ont eux aussi rallié leurs postes.Dans la pointe de la plate-forme des revendications de l'intersyndicale figure la nécessité de la protection du pouvoir d'achat du fonctionnaire et du travailleur, mais également celle liée au départ à la retraite sans condition d'âge.L'enjeu est donc de taille étant donné que la grève proclamée par l'intersyndicale est un moyen de pression à travers lequel les syndicalistes rejettent en bloc le nouveau Code du travail.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com