
N'aurions-nous pas pris l'exacte mesure des problèmes pour anticiper sur ceux qui vont survenir ' Ne serions-nous pas capables d'identifier et de hiérarchiser les différentes menaces rien que parce que nous serions occupés à «nous rentrer dedans» et à privilégier nos intérêts d'ici bas ' Quand bien même la menace terroriste soit placée au top des hiérarchies à prioriser, il y a toujours plus important, à savoir demeurer ou accéder au pouvoir.Cela est plus que valable ici même, dans notre pays. C'est même devenu une tradition. On ne lâche rien. Amar Saâdani est l'un des plus représentatifs quand il s'oppose à l'opposition. C'est produire un discours indigent que de s'attaquer à ceux qui rêvent d'accéder au pouvoir. L'opposition n'a pas le droit de continuer à s'opposer. Même pas le droit de rêver. Même le rêve, il faudrait l'interdire aux Algériens qui croient possible d'accéder au pouvoir ' Ce rêve est dénoncé par un parti au pouvoir qui ne doit pas au peuple que lui soit au pouvoir.Il y a toujours ce mépris de certains qui croient être nés pour tourner autour du pouvoir. C'est ce mépris qui leur fait croire qu'eux seuls ont le monopole sur le nationalisme, et que celui-ci n'habite que dans leur propre c?ur. D'un côté, il y a ceux qui ont pour vocation d'être au pouvoir. D'être même le pouvoir. En face, Il y a ceux qui ont pour vocation à rester dans l'opposition. Il y a quand même dans l'opposition une part importante de ceux qui n'ont pas su rester au pouvoir et qui aspirent à y retourner. Une réalité. Nombre de ceux qui sont au pouvoir ou à proximité de celui-ci ne comprendraient pas que de temps à autre, ils devraient oublier les enjeux de pouvoir pour se consacrer exclusivement aux intérêts de la nation.C'est dans ce contexte qu'un ancien ministre de l'Economie écrit qu'il a peur pour l'Algérie, son pays, qui pourrait être victime d'une «intervention extérieure lourde». Un autre Irak, Libye ou Afghanistan ' Comment amener des franges de la classe politique au pouvoir et dans l'opposition à se sacrifier sur l'autel de la sauvegarde de l'Algérie ' La sauvegarde ne concerne pas exclusivement la menace terroriste, car des questions liées au champ politique et aux alternances constituent des facteurs de vulnérabilité de la sécurité nationale.Lorsque des parties dans les deux camps restent sur leurs intransigeances créant une impasse qui produit un appel d'air à l'Otan quelque part, il y a des ressorts mentaux qui sont cassés. Oui, cela se comprendrait que puisse exister une haine envers ceux qui confondent entre leur pays et leur bien, une hostilité envers ceux qui ont assimilé l'accès au pouvoir à un acte notarié consacrant le pays comme leur propriété, que puisse exister également une haine de ceux qui gouvernent à l'égard de ceux qui veulent les en déloger, serait-il possible d'engager une véritable transition qui soit l'objet d'une véritable transaction '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bachir Medjahed
Source : www.lnr-dz.com