
La commune de Sidi Merouane, au nord de Mila, a été durement éprouvée par les pluies et la tempête de grêle qui se sont abattues sur la région dans la nuit de mercredi à jeudi. Trois quartiers ont été pratiquement dévastés par les torrents impétueux des eaux pluviales et de ruissellement.A Ras El Bir, plusieurs dizaines d'habitations ont été submergées par les flots d'eaux boueuses. On déplore la perte de réserves de vivres, d'appareils électroménagers, de pièces de literie et de mobilier.Les services de l'ONA et de la Protection civile, dépêchés nuitamment dans l'agglomération pour drainer les eaux qui se sont infiltrées dans les maisons, ont éprouvé toutes les difficultés du monde pour remettre la situation en l'état. De nombreuses familles, ayant évacué leur domicile en catastrophe, ont dû se réfugier chez des proches pour le restant de la nuit. Dans la même localité, les flots de ruissellement ont provoqué l'effondrement du mur de clôture de l'école primaire Frères Sahri, une clôture de 70 mètres de long sur 4 mètres de hauteur, selon la Protection civile.A Nakhla, un lotissement du nord de la commune, c'est le réseau d'assainissement sous dimensionné qui a provoqué l'inondation d'une dizaine d'habitations. Selon des riverains, les conduites de drainage dudit réseau, engorgées, ont refoulé, par les sanitaires, d'importantes masses d'eaux boueuses vers l'intérieur des maisons, obligeant les habitants à ouvrir des brèches dans les cloisons pour évacuer les eaux. La même situation a été endurée par les habitants de la localité de Ferdoua, à l'est du village.Les rues de la localité étaient encore impraticables ce vendredi matin à cause de la masse incroyable de pierres et de gravats charriée par les torrents d'eau dans l'agglomération. Des citoyens de la région affirment que dans certaines maisons, les eaux qui s'y sont infiltrées ont atteint une hauteur de plus de 50 cm. Signalons qu'hormis la localité de Ras El Bir, qui a été secourue par les services de l'ONA et de la Protection civile, les deux autres quartiers ont été «abandonnés à leur sort», pour reprendre les propos des citoyens concernés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Bouabdellah
Source : www.elwatan.com