Mila - A la une

Hommage à Djamila Bouhired Festival de la poésie féminine



Hommage à Djamila Bouhired                                    Festival de la poésie féminine
La troisième journée du festival culturel national de la poésie féminine, inauguré samedi dernier au théâtre régional de Constantine (TRC), a été consacrée à la militante algérienne Djamila Bouhired (née en 1935).
«Symbole de l'héroïsme en Algérie, Djamila a été glorifiée dans pas moins de 200 poèmes qui lui ont été dédiés au Maghreb, aux pays du Moyen-Orient et dans les pays du Golfe», nous a confié le professeur Amel Louati de l'université islamique Emir Abdelkader de Constantine. Les spécialistes en littérature, ayant pris part à cet évènement culturel, ont replongé l'assistance dans cette «effervescence poétique» qui avait marqué l'époque de la Révolution algérienne, à travers les deux figures de proue qu'étaient le Syrien Nizar Kabbani dans son poème «Djamila Bouhired» et l'Irakien Badr Chaker Essayab dans son poème «A Djamila Bouhired».
Lors de son intervention l'universitaire Salima Loukem, de Souk Ahras, a mis l'accent sur l'importance de la campagne médiatique menée par l'avocat français Jaques Vergès et Gorges Arnaud dans la mise en valeur de cette personnalité de la Révolution. «Les médias avaient un rôle important dans la formation de l'opinion publique, notamment lors du procès de Bouhired qui encourait la peine capitale», a-t-elle affirmé.
Nous saurons également que la cause de cette rebelle a suscité beaucoup d'intérêt dans la presse occidentale et arabe de l'époque, chose qui a fait également sa popularité. «La poseuse de bombes, la transporteuse d'armes, la prisonnière, et bien d'autres dénominations ont été publiées en grand format sur les unes des plus célèbres journaux de l'époque», a-t-elle rapporté.
Le nom de cette grande dame a été souvent associé à celui de la jeune guerrière de France, Jeanne d'Arc. A ce sujet, la conférencière a supposé que le lien entre ces deux révolutionnaires réside dans sa réponse à la question qu'on lui a posée: «êtes vous anti-française'» elle a répondu: «Je ne suis pas anti-française, mais je n'aime pas le colonialisme.» L'on sait que Jeanne d'Arc avait dit à propos des Anglais: «Oui je les aime, mais chez eux.»
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)