
Résumé de la 4e partie n Luciano reste silencieux et admiratif devant la photo. Jamais il n'a vu une aussi jolie fille.Il lui demande son prénom - qu'il sait déjà ? sa profession ? qu'il ignore, mais qui le ravit : mannequin. Quand elle lui pose la même question, il lui avoue modestement qu'il est pilote de course, enfin, apprenti pilote...Yvonne accepte sans trop de façons son invitation à dîner. Cette fois, ce n'est pas un simple flirt comme les autres. Il est attiré, fasciné par sa nouvelle compagne. Elle représente ce dont il rêve depuis toujours : une femme éblouissante qui fait se retourner tous les hommes quand elle est à son bras. Une femme dont le métier consiste à être belle, dont l'existence même ne peut se concevoir sans toilettes, sans bijoux, sans luxe.Luciano aime Yvonne et c'est un amour partagé.Par moments, il sent, sans en prendre tout à fait conscience, que c'est pour lui une manière de se contraindre à aller de l'avant, à enfin franchir le pas qu'il n'osait pas encore faire. Pour aimer Yvonne comme elle le mérite, il lui faut rompre avec son passé : avec sa mère qui n'acceptera jamais cette union avec un mannequin, avec son existence médiocre.Pour elle, il lui faut gagner de l'argent, beaucoup d'argent...Mme Lutring, qui, depuis longtemps, ne reconnaît plus son petit enfant chéri, accueille avec des débordements de désespoir le projet de mariage de son fils.? Une fille de rien ! Une créature ! Songe qu'elle ne pourra jamais être une digne mère pour tes enfants Mais Luciano ne se soucie guère de sa réaction. Au contraire, il est soulagé. Maintenant, il peut aller trouver ce petit homme quelconque, aux allures de fonctionnaire rangé, qui lui a toujours fait un peu peur, et lui donner sa réponse.? Monsieur Bertucelli, je vais me marier. Mais si vous voulez bien me laisser quinze jours pour notre voyage de noces, tout de suite après je serai votre homme.A partir de ce moment, Luciano Lutring devient vraiment ce qu'on appelle un gangster. Au volant des puissantes voitures italiennes qu'il est chargé de voler,c'est lui qui pilote la bande sur les lieux des hold-up, et c'est grâce à lui qu'elle parvient, en plusieurs occasions, à s'échapper, après de folles poursuites avec les carabiniers.Au début des années 60, Luciano est désormais une vedette dans la presse italienne spécialisée dans les affaires criminelles. Car c'est lui qu'on prend pour le chef de la bande, sans doute parce qu'il conduit les voitures. On dit qu'il emporte sa mitraillette dans un étui à violon, comme les gangsters de Chicago des années 30 et on le surnomme le «soliste à la mitraillette», alors que lui-même n'a jamais tiré.Un peu puérilement, il faut le dire, il en est fier. Il s'imagine être un héros. Il a envie de retourner dans les rues de Milan pour voir la tête que feraient, en le rencontrant, les gamins qui autrefois le poursuivaient en criant : «Eh, la fille !» Et il a ce qu'il voulait : del'argent, des robes, des bijoux pour Yvonne, dont il est de plus en plus amoureux.A suivre
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Pierre Bellemare
Source : www.infosoir.com