Mila - A la une

Harrouche, un cas de jurisprudence



Harrouche, un cas de jurisprudence
Le cas Hocine Harrouche, le milieu offensif de la JSK, est sur le point de révolutionner le professionnalisme en Algérie. En effet, en refusant de payer sa lettre de libération fixée à 600 millions de centimes ou de partir en échange, Hocine Harrouche pourrait constituer aujourd'hui un véritable cas de jurisprudence. Et pour cause, le joueur, en se comportant de la sorte, ne fait qu'appliquer la réglementation en vigueur en matière de code du travail. Le joueur, qui est toujours sous contrat, demande à honorer jusqu'au bout ce dernier qui expire en juin 2017, mais s'il est libéré, il ne voit pas comment payer cette libération tant la rupture du contrat est unilatérale de la part de l'employeur. Pour lui, cette libération est assimilée à un licenciement abusif de la part de l'employeur. Or dans ce cas de figure, le code du travail est clair et prévoit dans ses différents articles liés au licenciement, notamment les articles 73- 3 à 6, toutes les conditions et obligations faites à l'employeur de prendre en charge tous les avantages liés au poste de joueur en matière de congés et d'indemnités. Habitués ainsi à marchander ces libérations en tenant en otage les joueurs, les présidents de club font de ces documents une juteuse opération financière dont la traçabilité n'est pas souvent garantie tant tout se fait au moyen d'une chekara (sachet noir en plastique) de main en main. Mieux, dans certains cas, elles ne figurent même pas dans les comptes des clubs. Le cas de Harrouche pourrait bien donner des idées à d'autres joueurs pour éviter que ces derniers ne soient une nouvelle fois abusés. D'ailleurs par le passé, un joueur libéré et refusant de payer cette fameuse lettre de libération, car sous contrat, se présentait à chaque séance d'entraînement avec un huissier de justice pour constater et notifier sa présence et le refus de la direction du club à l'autoriser à prendre part à la séance. Il a fini par avoir gain de cause et obtenir sa lettre, sans aucune contre-partie, qui lui a permis de relancer même sa carrière. D'ailleurs, c'est avec cette procédure que le même Harrouche a pu obtenir sa libération pour rejoindre les rangs de la JSK.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)