Les KsourDes sept villes du Mzab, El Atteuf est la plus ancienne. Fondée vers 1011 par les Ibadites, la ville possède deux magnifiques mosquées dont l'une, Sidi Brahim, a servi de modèle au célèbre architecte Le Corbusier qui s'en est inspiré pour construire en France la chapelle Notre-Dame de Ronchamp. Metlili, l'autre Ksar, est surtout connu pour les courses annuelles du Mehri (dromadaire), qui drainent beaucoup de monde. El Golea est un site enchanteur, une ville ensorcelante à la fois très portée sur les traditions et accueillante de par sa légendaire hospitalité. Ville de sources, elle permet, miracle de la nature, de cultiver des orangers entre les palmiers ! C'est là que se trouve la tombe de Charles de Foucault, lieu de pèlerinage. Béni Isguène a la particularité d'être entourée d'une muraille sur toute sa superficie, c'est-à-dire longue de plus de 1.500 m et haute de 3 m. Ce ksar est réputé pour sa place du marché où tout se négocie et où a lieu chaque jour la fameuse vente à la criée après la prière d'el Asr. Avec les autres Ksour, la région du Mzab constitue une véritable attraction touristique et l'activité a connu ses années d'or avant que le secteur ne tombe en désuétude.Moufdi ZakariaC'est à Béni Isguène que naquit Zakaria Chikh, qui sera connu sous le nom de Moufdi Zakaria, celui qui écrivit superbement Kassamen, l'hymne national. Issu d'une famille dont les origines remontent aux Rostomides, il fit ses études primaires à Annaba où son père tenait un commerce. Il poursuivit ses études à Tunis et dès son retour en Algérie, il adhéra à divers mouvements nationalistes opposés à l'assimilation, de l'Etoile nord-africaine au MTLD en passant par le PPA. Il fut emprisonné à plusieurs reprises, en 1937 en compagnie de Messali Hadj, en 1940, en 1945 après les massacres du 8 mai. En 1955, il rejoignit le FLN et fut incarcéré une année plus tard à la prison de Barberousse (Serkadji). A sa sortie, il se réfugia en Tunisie et collabora avec le journal El Moudjahid jusqu'à l'indépendance. Il décéda relativement jeune, à l'âge de 69 ans en 1977 en Tunisie, laissant à des générations entières, l'un des plus beaux hymnes nationaux du monde.Le tapis se meurtJadis, considérée comme le poumon économique du Sud par la grâce de son artisanat et son commerce florissant, Ghardaïa ne compte aujourd'hui que quelques dizaines d'artisans qui se spécialisent dans la maroquinerie, le travail du cuir, du bois, de la dinanderie et le tapis. Celui-ci a toujours été la marque de fabrique du Mzab et posséder chez soi un tapis de Ghardaïa, c'est détenir un trésor. Sauf que ce trésor est en passe de se raréfier, voire de disparaître par la grâce du label mozabite détourné par le Maroc ! Dans un Salon international européen, des tapis typiques de Ghardaïa ont été présentés comme étant marocains. C'est exactement comme pour nos dattes deglet nour, commercialisées sous label tunisien ! La solution, disent les quelques artisans qui restent, c'est l'estampillage, la marque déposée. Et cette tâche relève de la Chambre de commerce qui, vraisemblablement, n'en a cure...
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.horizons-dz.com