Les Bourses européennes ont pour la plupart commencé la semaine dans le vert lundi, tirant profit d'un environnement géopolitique plus calme et de premiers résultats d'entreprises de bonne facture."Plusieurs éléments restent toutefois à surveiller, comme les pressions inflationnistes liées à la hausse des cours du pétrole ou la tension sur les taux d'emprunt à long terme qui pourraient freiner le rebond", a toutefois nuancé Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.
Toujours préoccupée par le niveau du taux à 10 ans de la dette américaine sur le marché obligataire, tout près du seuil symbolique de 3%, la Bourse de New York démarrait ainsi timidement: Vers 16h15 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,11% à 24.489,14 points, le Nasdaq de 0,40% à 7.174,93 points, et l'indice élargi S&P 500 0,32% à 2.678,65 points.
En termes d'indicateurs, la croissance de l'activité privée en zone euro est restée inchangée en avril après le ralentissement enregistré en mars, selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit. Aux Etats-Unis, les reventes de logements pour le même mois ont augmenté davantage que prévu.
L'Eurostoxx 50 a progressé de 0,54%
A Paris, l'indice CAC 40 a gagné 0,48% à 5.438,55 points.
Côté secteur pétrolier, TechnipFMC a pris 1,86% à 27,42 euros et Total 1,03% à 51,16 euros. Maurel et Prom a cédé 1,32% à 4,50 euros.
Pernod Ricard a fermé la marche (-1,83% à 136,45 euros), souffrant par contagion des déboires du groupe de distribution allemand Metro AG qui a publié vendredi un avertissement sur résultat.
Air France-KLM a reculé de 1,85% à 8,08 euros alors que le direction d'Air France a prévu d'assurer "près de 75%" des vols mardi, au onzième jour d'une grève par épisodes menée par onze syndicats de tous métiers.
L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a pris 0,42% à 7.398,87 points.
Le secteur bancaire est allé de l'avant, dans la foulée des bons résultats du géant suisse UBS. Barclays a gagné 0,39% à 216,35 pence et HSBC 0,86% à 707,20 pence.
Plusieurs gérants d'actifs ont été recherchés, à l'image de St. James's Place (+3,33% à 1.146,50 pence) et Old Mutual (+2,72% à 249,20 pence).
Marks and Spencer a pris 1,21% à 284 pence, grâce à une note positive d'analystes.
En revanche, Reckitt Benckiser a souffert (-1,99% à 5.513 pence) de commentaires négatifs de la banque JPMorgan.
Le groupe publicitaire WPP a flanché (-2,49% à 1.118 pence), alors que selon la presse Ford réfléchit à remettre en jeu ces contrats publicitaires avec le Britannique.
L'indice DAX de la Bourse de Francfort a gagné 0,25% à 12.572,39 points.
En tête, Commerzbank a bondi de 2,94% à 11,12 euros, après que le fonds BlackRock a augmenté sa participation, à 5,14%.
Fresenius SE a cédé 0,12%, à 65,62 euros, tandis que sa filiale FMC spécialisée dans le traitement par dialyse, a chuté de 4,19% à 81,32 euros.
Volkswagen a terminé en baisse de 0,97%, à 169,44 euros.
La Bourse de Madrid a progressé de 0,38% à 9.922 points.
Banco Santander a gagné 1,20% à 5,57% à la veille de la publication de ses résultats du premier trimestre et CaixaBank 1,42% à 4,06 euros, tandis que BBVA restait quasi stable (+0,06% à 6,58 euros) .
Parmi les autres valeurs en hausse ont figuré l'assureur Mapfre (+2,13% à 2,88 euros), Tecnicas Reunidas (ingéniérie pétrolière) (+1,34% à 24,89 euros), Telefonica (télécoms) +1,02% à 8,33 euros.
Le géant du textile Inditex (Zara) s'est replié (-0,16% à 24,45 euros), tout comme Gas Natural (-1,40% à 20,38 euros).
A Milan, l'indice FTSE Mib a gagné 0,64% à 23.983 points.
Fiat Chrysler a réalisé la meilleure performance (+2,11% à 19,68 euros), devant Mediobanca (+2,02% à 10,375 euros) et Unipol Sai (+1,88% à 2,173 euros).
Dans le bas du tableau, Luxottica a cédé 2,17% à 51,4 euros, Italgas 1,58% à 5,092 euros et Banca Mediolanum 1,34% à 7,01 euros.
L'indice SMI de la Bourse suisse a terminé quasi à l'équilibre (-0,01% à 8.806,63 points).
Pas de grandes variations à noter parmi les 20 titres, sauf UBS, numéro un du secteur bancaire, qui a dévissé de 2,50% à 16,77 CHF, à la suite de résultats trimestriels inférieurs aux attentes.
Dans son sillage, la banque de gestion privée Julius Baer a perdu 0,68% à 58,10 CHF, alors que Credit Suisse a mieux résisté, en progressant de 0,59% à 16,28 CHF.
Parmi les poids lourds de la cote, le groupe pharmaceutique Roche a terminé tout en haut du tableau (+0,90% à 217,60 CHF), son concurrent Novartis cédant 0,05% à 76,04 CHF et le géant de l'agroalimentaire Nestlé 0,35% à 74,94 CHF.
Swatch a engrangé 0,60% à 469,90 CHF et Richemont 0,15% à 93,02 CHF.
L'indice PSI20 de la Bourse de Lisbonne a progressé de 0,30% à 5.544,44, points.
La banque BCP a gagné 0,73% à 0,2909 euro.
Côté énergétiques, Galp Energia a pris 1,85% à 16,245 euros, EDP 0,25% à 3,213 euros et sa filiale dans les renouvelables EDP Renovaveis 0,32% à 7,93 euros.
Jeronimo Martins a reculé de 1,09% à 14,045 euros. Le papetier The Navigator a gagné 0,38% à 4,788 euros.
L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a pris 0,70% à 554,25 points.
Philips, qui a annoncé un bénéfice net trimestriel en baisse de 27%, a grimpé de 5,42% à 34,72 euros et l'assureur ASR Nederland de 1,97% à 38,36 euros.
Heineken a chuté de 2,06% à 86,74 euros et l'éditeur professionnel Wolters Kluwer a perdu 1,64% à 43,74 euros.
L'indice Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a progressé de 0,32% à 3.933,64 points.
Seules cinq valeurs ont fini en territoire négatif, la chaîne de produits d'hygiène Ontex accusant le recul le plus sensible (-4,60% à 19,90 euros).
A l'autre extrémité de l'indice, le groupe postal belge bpost a gagné 1,76% à 18,55 euros.
Wall Street finit sans grand changement
Wall Street a fini quasi-inchangée lundi, les espoirs des investisseurs sur les publications de résultats du premier trimestre compensant en grande partie le recul des valeurs technologiques et la hausse des rendements à long terme.
Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 a frôlé les 3%, un seuil symbolique qui n'a pas été franchi depuis plus de quatre ans, avant de revenir à 2,9752%.
La tension sur les taux à long terme résulte de l'augmentation des besoins de financement du Trésor américain et d'une remontée des anticipations d'inflation alimentée par la récente hausse des cours du pétrole et des matières premières.
Si la hausse des rendements est généralement pénalisante pour les marchés actions, les investisseurs comptent aussi sur la solidité des résultats pour soutenir les indices.
"Si nous atteignons ce niveau (de 3%), cela ne sera pas trop négatif pour les investisseurs parce que les résultats publiés ont été plutôt bons et c'est ce qu'il faut pour que les actions continuent à monter", a dit Jeff Kravetz, stratégiste chez USBank Wealth Management.
Il estime que l'obligataire ne constituera pas une alternative aux actions tant que les rendements à 10 ans n'auront pas franchi le seuil des 4%.
L'indice Dow Jones a terminé en baisse de 14,25 points (0,06%) à 24.448,69.
Le S&P-500, plus large, a gagné 0,15 point, quasi-inchangé, à 2.670,29.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 17,52 points (-0,25%) à 7.128,60. Cette semaine est particulièrement dense en publications d'entreprises puisque 181 groupes entrant dans la composition de l'indice S&P-500 doivent publier leurs comptes, dont Alphabet, la maison-mère de Google, à la clôture. Facebook, Miscrosoft, Amazon et Intel publieront aussi dans la semaine alors que les valeurs technologiques continuent de subir le contrecoup de signes d'un essoufflement de la demande de smartphones. L'indice des valeurs technologiques a terminé en baisse de 0,4% et l'indice Philadelphia Semiconductor a cédé 1,33%, enregistrant une quatrième séance de recul. Hasbro a terminé en hausse de près de 4% effaçant ses pertes initiales. Le fabricant de jouets a estimé que l'impact négatif du dépôt de bilan du distributeur Toys'R'Us, qui l'a conduit à faire état de résultats inférieurs aux attentes au premier trimestre, serait transitoire. Son concurrent Mattel prend 6,3% et s'adjuge la deuxième plus forte hausse du S&P-500. Merck a gagné 2,4% après que Goldman Sachs a relevé sa recommandation sur le groupe pharmaceutique à "achat". Les producteurs d'aluminium ont en revanche été lourdement sanctionnés en réaction à la baisse des cours du métal après que Washington a ouvert la porte lundi à un allègement des sanctions contre le géant russe du secteur Rusal. Alcoa a dévissé de 13,5% tandis qu'Arconic a chuté de 5,2%, affichant la plus forte baisse du S&P-500. Le cours de l'aluminium, qui a perdu jusqu'à 10% après l'annonce du département du Trésor américain, a pesé sur les autres matières premières industrielles et momentanément sur le pétrole. Le dollar est resté soutenu par la fermeté des rendements à long terme aux Etats-Unis, son indice contre six autres principales devises progresse de 0,70% à 90,95. L'euro recule de 0,64% à 1,2207 dollar.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilyas A
Source : www.lemaghrebdz.com