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Gouraya



Gouraya
Gouraya, mont magique qui surplombe mer et ville de Béjaia, il est à la fois ce mausolée, ce fort dont les visiteurs y affluent des quatre coins du pays et de l'outre-mer. Si certains y viennent pour son écosystème et les randonnées, nombreux sont ceux qui lui vouent quiétude, baraka ou guérison.Nombreux également ceux qui considèrent de fabulation de son attribution à un nom d'une quelconque sainte. Sempiternel débat entre ceux qui y croient et ceux qui considèrent cela de la pure utopie et une création de la France coloniale à la face d'un peuple crédule qui a grande foi en ses saints. Certes pour ce cas (Gouraya) la main française y est pour autant mais visait pour autant l'effet contraire, cherchant à détourner les béjaouis de leur sainte, enfouissant son tombeau en instaurant un lieu et place un fort Un deux en un bien concocté et fine stratégie qui consistait à ériger un poste d'observation à 650 mètres et enrayer d'un trait tout un symbole. L'origine de la construction du fort a de tout temps était attribué aux hispaniques et remonterait au 16e siècle. Or, celui-ci est l'?uvre de français qui l'ont conçu vers 1833 ; c'est en tout cas ce que rapporte le chercheur Malek Ait Hamouda qui en explorant d'importantes archives françaises, l'a révélé. Révélation qui lève aussi le doute sur l'existence de la sainte Gouraya, de son mausolée construit sur cette montagne à côté d'une réserve d'eau. L'?uvre architecturale qui apparaît sur ces documents sont réalisés par l'officier Lemercier dont un tant porte encore le nom non loin de Sidi Ouali. Une esquisse qui apporte la vérité sur cette sainte qui a bien vécu et enterrée en ce site. Le tombeau de Lla Yamma s?ur de Gouraya que d'aucuns prennent pour le sien apparaît et se trouve en parfait état. Celui de Gouraya est enseveli en profondeur sur la roche et fait encore l'objet d'intenses recherches. Mais son existense assimilée à celui de Lla Yamma et ses autres s?urs Taouzna, Timezrit ou Khelidja, Mezghita, enterrées respectivement à Tenain, Tala Hamza, M'chadellah et Jijel, ne fait pas l'ombre d'un doute. Autant qu'elle ne fait de doute sur sa participation active aussi de ses s?urs à une bouteille contre l'innovation espagnole, aidée en cela par les frères Aroudj. Classée en 2008 comme monument national, sa restauration tarde pour autant à se réaliser et restituer l'endroit son authenticité et sa vocation, si ce n'est des menus travaux sur la piste qui y mène notamment entreprise par le PNG. Sis au c?ur du parc national Gouraya, l'endroit est sublime, enchanteur, féérique qui recèle les privilèges d'une beauté sans pareil et un mysticisme autant profond. Ses beautés sont multiples et son perceptible en chacun de ses lieux apparents ou cachés tels le pic des singes, la table d'orientation qui s'approprie autant aux randonnées qu'aux ziarate (visites) que rien n'arrête à longueur de l'année pour celle qui est et restera yamma, lalla, Tsitsi ou la gardienne de Béjaia. Constamment comblés, les offrandes, wâadate ne lui manquent pas les deux coupes d'Algérie gagnées par la JSMB et le MOB ont séjourné et étaient fêtées en ce haut lieu. Il restera sans aucun doute un panthéon que l'histoire et l'archéologue auront à démystifier pour rapporter la vérité vraie sur cette sainte guerrière tant adulée. Restituer Gouraya aux familles En dépit des efforts entreprises nombreuses familles hésitent à retrouver les lieux d'abord pour une question de sécurité, mais aussi par l'état des lieux et leur occupation par des charlatans qui les dépouillent que par nombreux jeunes qui font des lieux des beuveries à ciel ouvert.


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