Dimanche, 583e jour de l'agression sioniste et 71e jour de blocus humanitaire total, l'armée sioniste poursuit ses massacres contre la population civile de Ghaza. Le nouveau bilan statistique quotidien du ministère palestinien de la Santé de l'enclave, publié hier, indique que le nombre de victimes de la barbarie israélienne durant les précédentes 24h (samedi) est passé à 19 martyrs et 81 blessés, portant le nombre global des victimes depuis le 7 octobre 2023 à 52.829 martyrs et 119.554 blessés. Le rapport quotidien précise aussi que depuis la reprise des bombardements, le 18 mars dernier, le nombre de victimes s'est élevé à 2.720 martyrs et 7.513 blessés.
Dans un autre communiqué de presse, le ministère de la Santé à Ghaza a livré des données plus récentes concernant les «indicateurs de graves pénuries de médicaments (qui) s'accélèrent dangereusement».
Le document indique qu'il n'y a plus de stocks pour «43% des médicaments essentiels, soit une augmentation de 6% par rapport au mois dernier» et «64% des fournitures médicales».
«Les services d'urgence, d'opération et de soins intensifs fonctionnent à pleine capacité alors que les cas critiques augmentent. Les patients souffrant d'insuffisance rénale, atteints de tumeurs, de maladies du sang et cardiaques et de maladies non transmissibles sont les plus touchés par la crise», précise le communiqué.
En outre, le ministère révèle qu'«environ 1.500 citoyens ont perdu la vue à cause de la guerre d'extermination, et 4.000 autres risquent de subir le même sort en raison de la pénurie de médicaments et de matériel médical». Cité dans le communiqué, le Dr Abdessalam Salam Sabah, directeur de l'hôpital ophtalmologique de Ghaza, confirme que le secteur connaît une «grave pénurie de consommables et d'équipements médicaux pour les chirurgies oculaires». Cette situation, due au blocus humanitaire imposé par l'entité sioniste depuis 71 jours, «entraînera un effondrement quasi total des services chirurgicaux, notamment pour les maladies de la rétine, la rétinopathie diabétique et les hémorragies internes», a ajouté le même responsable.
«De nombreuses blessures oculaires causées par des explosions nécessitent des fournitures médicales telles que l'hélium et les micro-filaments, qui sont presque entièrement épuisées», affirme encore le Dr Sabah qui annonce que l'hôpital ophtalmologique de Ghaza «est sur le point de perdre toute capacité de fournir des services chirurgicaux, à moins d'une intervention immédiate et urgente des autorités compétentes et des organisations internationales».
Le nombre de martyrs à Ghaza pourrait atteindre près de 110.000
Sous le titre «Combien de personnes sont mortes à Ghaza», le magazine britannique The Economist a fait état, dans un article publié le 8 mai dernier, que de «nouvelles recherches» qui suggèrent que «le bilan pourrait être plus élevé que les rapports (officiels) actuels», et le chiffre pourrait varier de 77.000 à 109.000 morts, alors que le dernier bilan annoncé par le ministère de la Santé est de près de 53.000 martyrs.
L'article estime que «les décomptes quotidiens précis à Ghaza sont inhabituels» et qu'il n'en existe pas de similaire en Ukraine, et rappelle que lors des précédentes guerres, malgré les «doutes émis sur les chiffres» fournis par le ministère de la Santé car «relevant du Hamas», «les estimations d'Israël et de l'ONU concernant le nombre de morts correspondaient approximativement à celles publiées pendant les combats».
The Economist relève que dans «cette guerre (qui) a été bien plus étendue et a duré plus longtemps que toutes les précédentes», et que par conséquent de «nombreuses institutions qui comptabilisent les décès, comme les hôpitaux, ont été détruites».
L'article explique que pour établir son bilan officiel, «le ministère de la Santé utilise deux listes : l'une basée sur les informations des hôpitaux, l'autre sur une enquête en ligne dans laquelle les personnes ont déclaré des décès, ainsi que d'autres données, vraisemblablement celles des personnes décédées mais non identifiées».
Et ajoute que «dans une étude récente publiée dans le Lancet, des chercheurs ont examiné ces deux listes ainsi qu'une troisième, compilée à partir des informations des avis de décès publiés sur les réseaux sociaux (n'incluant que les décès dus à des blessures traumatiques)». «Les chercheurs n'ont pas tenu compte du bilan officiel du ministère ; ils ont plutôt examiné le chevauchement entre les trois listes» et «ont constaté que le chevauchement était si faible que le nombre réel de décès était probablement de 46 à 107% supérieur au total officiel du ministère».
Ainsi, le résultat de l'étude suggère «qu'entre 77.000 et 109.000 Ghazaouis ont été tués, soit 4 à 5% de la population du territoire avant la guerre», écrit The Economist.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com