
La légère baisse de prix des légumes, constatée une semaine avant les élections législatives 2017, s'est maintenue. Des prix similaires à ceux de la semaine dernière pour la plupart des marchandises étaient, hier, affichés dans les marchés algérois.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - A quelques jours des élections législatives, les prix des légumes avaient connu une légère baisse. Ces mêmes produits avaient pourtant, frèlé des prix hallucinants durant de longs mois sans pour autant gêner les autorités. Cette inattendue baisse était-elle une stratégie ou une simple coà'ncidence 'Selon les marchands de légumes, c'est une simple résultante de la disponibilité des légumes grâce aux nouvelles récoltes.En effet, trois jours après le rendez-vous électoral, ces marchandises affichaient des prix presque similaires à ceux de la semaine d'avant. Au marché T'nache à Belouizdad à Alger, le chou-fleur et la fève maintiennent leur prix de 60 dinars le kilogramme, la carotte et l'oignon celui de 70 dinars. Le concombre et la betterave ont gardé le prix de la semaine dernière soit 80 dinars. Idem pour les petits pois, l'artichaut et l'aubergine vendus à 100 dinars et le piment à 160 dinars.Quant à l'indispensable tomate, elle a vu son prix carrément divisé par deux. En moins d'une semaine, il est passé de 120 à 60 dinars le kilo. Au grand bonheur des consommateurs, une nouvelle baisse des prix a touché d'autres légumes tels que le poivron qui est passé de 140 à 120 dinars, le fenouil de 140 à 100 dinars et le haricot de 220 à 200 dinars.Même la pomme de terre ne fait plus dans la résistance. Son prix a baissé encore de 10 dinars pour atteindre 60 dinars le kilogramme. Toutefois, certains légumes ont renoué avec de légères hausses des prix. A l'exemple de la courgette dont le prix est passé en moins d'une semaine de 50 à 60 dinars et le navet de 60 à 70 dinars le kilo.Les marchands de légumes prédisent de nouvelles baisses d'ici le mois de Ramadhan, attendu fin mai. «Les prix des légumes vont encore baisser d'ici Ramadhan», affirment plusieurs vendeurs notamment, pour la pomme de terre.«La pomme de terre vendue 100 dinars le kilo provenait du stockage. Aujourd'hui, nous avons reçu la nouvelle récolte et son prix baisse chaque jour», assure Mohamed, un vétéran des marchands de légumes au marché T'nache. Idem pour la tomate poursuit-il, «ce n'est plus la tomate cultivée sous-serre, celle-là provient du Sud».Revenant sur la hausse des prix des marchandises agricoles, il pointe du doigt les intermédiaires. «Les fruits et légumes arrivent au citoyen avec des prix exagérés à cause des intermédiaires qui interviennent entre l'agriculteur et les marchands de gros et qui spéculent à leur guise», dit-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ry N
Source : www.lesoirdalgerie.com