
Que faire pour que 2015 soit différente, que notre football se libère des mauvaises plumes et que les 17 articles qui font tourner ce sport soient respectés 'Que cette balle, d'une circonférence de 68 cm à 71 cm et dont le poids varie entre 410 à 450 g, n'assomme personne notamment ceux qui la chérissent malgré sa pression de 600 g à 700 g/cm2. Que les intérêts que provoquent ce sport s'effacent pour laisser place à cet amour que nous portons à cette discipline. Comment éviter à nos joueurs qui enfourchent les 12 mois de cette nouvelle année ne se laissent pas influencer par cette finance qui perturbe ce monde sportif et comprennent qu'ils sont avant tout les ambassadeurs de la nouvelle génération, le fil conducteur d'un jeu sans violence et du respect des règles élémentaires. «Quand on considère le salaire des joueurs ? sans faire offense aux efforts déployés par ceux-ci sur le terrain ? on est bien souvent tenté de se demander est-ce que ce n'est pas trop ' Tenez, pour un joueur, une société est prête à verser des centaines de millions d'euros. Ce qui amène à se demander ce qu'elles y gagnent, ces multinationales. Question tout à fait légitime pour un profane. Mais sans compter avec les retombées financières et économiques pour celles-ci», s'interroge Vincenzo Montella, l'entraîneur du club italien de la Fiorentina. Mais comment éviter cela ' Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel, affirmait dans «Le Monde» daté 22 octobre, «qu'un footballeur doit être rémunéré comme un acteur ou un chanteur. Pour lui, le foot est un spectacle. Dans la même édition, Patrick Braouezec, président de la Fondation du football, considère à l'inverse, dans un supplément de «L'Equipe» du 23 octobre, qu'il faut limiter les salaires des joueurs. Pour lui, le foot est un sport éducatif. Des experts français déclaraient récemment dans une émission télé que «les clubs ne doivent pas voir trop grand. Arsenal aurait pu remplir un stade de 80 000 places, mais ils en ont construit un de 60 000. Plus on resserre la capacité, plus on peut augmenter le prix des places et ses revenus... Les stades ne doivent surtout pas rester vides, selon Hervé Brossard, ils doivent servir à autre chose, des spectacles, des concerts, cela donne la possibilité d'augmenter les revenus et également de le sponsoriser». Enfin, le 11 janvier 2015, dans le cadre de la préparation de la CAN-2015, plus de 30 000 supportes seront au stade Radès (Tunis) pour supporter leurs fans. Cette envie de réussir, de porter sur un terrain d'un pays ami, l'amour de son équipe nationale devrait être le même amour que l'on devrait porter à son club. On aurait tant aimé que notre football soit une parfaite marque. Il faut espérer que 2015 le sera. La prochaine rencontre amicale, qui réunira donc deux grandes équipes maghrébines sera un rappel de l'importance des 49 matchs disputés par les Verts face aux amis tunisiens. La première rencontre a eu lieu le 1er juin 57 face à l'équipe du FLN. Les deux équipes se sont affrontées à six reprises entre le 1er juin 1957 au 1er mai 1958 avec à la clé, six victoires pour les Algériens. «Le premier match officiel a eu lieu le 15 décembre 1963, lors d'un match amical.» Puis elles se sont affrontées à trois reprises en phase de qualification de la Coupe du monde de football 1970, 1978 et 1989. Bilan 20 victoires pour les Verts, 14 matchs nuls et 15 défaites. La dernière défaite remonte au 22 janvier 2013 par (1-0), but inscrit par Msakni à la 91' (réf. wikipedia). Le technicien français va devoir vérifier les différentes parties qui composeront les compartiments de sa machine. C'est un peu ce qui se passe ou va se passer au niveau de toutes les équipes, qui s'échauffent sur la ligne de départ. Mais en attendant, le football africain a donné des signes qui froissent les Africains. Récemment, l'attaquant sénégalais Damba Ben, non retenu par la CAN-2015, a qualifié son sélectionneur de marionnette : «Après la publication de la liste, on a l'impression d'avoir plus affaire à une marionnette qu'au coach d'une équipe nationale. Pour certaines décisions dans cette équipe, on se dit que ce n'est pas lui qui les prend. Et j'ai des preuves. Certaines décisions sur les listes, ce n'est pas Alain Giresse qui les prend... Il est «téléguidé» par la fédération et son président Augustin Senghor, avec lequel l'attaquant entretient des relations conflictuelles», a-t-il dit. Voilà le comportement d'un joueur africain. L'aurait-il eu dans son club européen ' Une autre image de dernière minute qui vient de tomber confirme que des situations similaires font de ce sport une porte facile a défoncer : Andoni Goicoetchea vient de décider de ne pas mener le Nzalang Nacional à la CAN-2015. Joint par RFI, l'Espagnol a indiqué qu'il n'était plus le sélectionneur de l'équipe de la Guinée équatoriale. La décision des dirigeants du football équato-guinéen lui a été transmise par l'intermédiaire de son agent. Goicoetchea ne souhaitait pas en dire plus pour le moment. Le Nzalang est actuellement en stage au Portugal. Dans 17 jours précisément, il jouera le match d'ouverture de la CAN à Bata, face au Congo-Brazzaville. Une autre information plutôt réconfortante nous est venue du Malien cette fois-ci : Abdoulaye Diaby, le meilleur buteur de la Pro League avec 12 réalisations, a sans doute disputé sa dernière rencontre sous la vareuse de Mouscron-Péruwel. L'international malien, prêté par le LOSC, se rendra à la CAN avant de rejoindre un nouveau club en janvier prochain, a-t-il déclaré au micro de la RTBF. «Je ne veux pas vous mentir : quoi qu'il arrive, je ne serai plus là en janvier.» Sur un autre registre, c'est le président de l'UEFA, Michel Platini qui revient à la charge en formulant depuis Dubai un v?u à 48h de la nouvelle année 2015, celui de relancer sa proposition de «carton blanc», qui prévoit une exclusion temporaire lors des matchs de football pour réduire le recours au carton jaune». Le carton blanc réduit la tension par rapport au recours aux cartons jaune et rouge durant les matchs», a déclaré l'ancien footballeur à l'ouverture de la 9e édition de la Dubaï International Sports Conférence. L'arbitre sanctionnerait ainsi un joueur par un carton blanc dès le premier avertissement, au lieu d'attendre un deuxième avertissement pour le sanctionner par un carton jaune, a-t-il indiqué. Ce n'est pas la première fois que Platini évoque cette idée. Dans un livre paru en octobre, il avait prôné «la création d'un carton blanc» qui «serait suivi d'une expulsion temporaire ? une trêve ? de dix minutes sur le banc. Cependant, nous devons convaincre la Fifa», jusqu'ici réticente, a-t-il déclaré. Le Français a par ailleurs prôné le fair-play dans les stades et exhorté les joueurs à ne pas contester les décisions des arbitres pour «donner l'exemple aux plus jeunes». Le football professionnel est en passe de devenir cette industrie de production d'images à forte valeur marchande cachée. Pour Patrick Braouzec, il est extrême urgent de faire une distinction entre le sport qui se pratique (éducatif) et le sport qui se regarde (économique). «Ces deux conceptions ne relèvent pas des mêmes modes de gestion et d'administration. C'est pourtant une seule et même organisation qui baigne dans un univers de contradictions.» Enfin Vincenzo Montella, l'entraîneur du club italien de la Fiorentina, a résumé le business du football en ces termes : «Le football est devenu une véritable entreprise : les équipes sont des usines et les joueurs des marchandises. Une industrie fortement contrôlée par des multinationales qui exercent une influence terrible non seulement sur la direction des équipes qu'elles tiennent mais également sur la qualité même du jeu produit par les joueurs. Une frontière de non retour '» Une question d'expert.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com