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Expériences éphémères



Expériences éphémères
Figurant(e)s ou campant des personnages secondaires ou importants, les interprètes de la chanson ont depuis toujours pris pied dans l'univers du septième art. Certains, bien évidemment n'ont jamais mélangé les genres. Ahmed Wahbi, Bennani, El Ankis ou Ait Menguelet, pourtant approchés, n'ont jamais accepté de jouer autre chose que de leurs instruments. Ils n'aiment interpréter que leurs chansons. De nos jours, beaucoup d'artistes à l'instar d'Idir, Hasna El Becharia et Behidja Rahal se contentent d'arpenter les scènes et de fréquenter les studios d'enregistrement. Des comédiens à l'aise dans les deux registres d'expression ont fini par abandonner l'un pour l'autre. Peu de gens savent que Rouiched a chanté d'abord en kabyle et en arabe avant de devenir « Hassen Terro ». Mustapha El Anka a enregistré aussi quelques disques avant d'opter pour le cinéma.Passage naturelUn homme comme Cheikh Nourredine a été par contre souvent sollicité par les réalisateurs de Tewfik Farés à Amar Laskri ou François de Villiers. Et pour unique que fut l'expérience, l'apparition de Seloua dans le film « Hassen Taxi » a marqué les esprits. Elle ne fut pas la seule. La chanteuses kabyle Djamila est apparue dans de nombreux films et téléfilms. Fettouma Ousliha chanteuse et Beyouna furent des deux mondes à la fois proches et lointains.Jusqu'aux années 80, les artistes algériens évoluaient quasiment pour ceux qui étaient restés en Algérie dans un périmètre délimité par la radio- télévision et le Théâtre national. On passait naturellement d'un endroit à l'autre quand on n'y travaillait pas dans les deux institutions.Le cinéma a gardé ainsi les images de Mustapha Kateb et celle de Mahieddine Bachtarzi, piliers du théâtre qui dans « L'opium et le bâton » d'Ahmed Rachedi ont interprété respectivement les rôles du Docteur Bachir Lazrek et de Da Mohand, un vieux désenchanté qui s'apprêtait à s'en aller de Tala. Avec plus ou moins de bonheur, des hommes comme Mohamed Hilmi ont su mener une double carrière d'acteur et de chansonnier.Recourir à une vedette pour son film est un pari que prennent beaucoup de réalisateurs. La tête d'affiche passe avant la qualité du scénario. Mahmoud Zemmouri qui a fait jouer les chebs Khaled et Mami dans « 100 % Arabica » a dû faire ce calcul souvent risqué. Pour d'autres comme Ali Amrane qui a tenu un rôle dans « Fatma Nsoumeur » de Belkacem Hadjadj, il s'agit vraisemblablement de tester ses capacités dans un autre domaine de création. Dans un pays ou le rythme de production de films est lent et il est quasiment utopique d'alimenter une série qui tiendrait en haleine le jeune public, l'apparition de chanteurs sur écran est une expérience sans lendemain. Il y a un peu plus de vingt ans, Djalti, alors au sommet de sa popularité, avait tenu le rôle d'un crooner séducteur dans « La mélodie de l'espoir » de Djamel Fezzaz. Sabah Essaghira fut sollicitée par Mohamed Oukaci pour prêter ses traits à une chanteuse débutante sous la coupe d'un producteur roublard. Le producteur, Sid Ali Kouiret est poignardé à la fin par l'innocente chanteuse. Par la simple présence de la chanteuse le film, sorti en 1975, avait été très suivi. Les chanteuses Amel Bouchoucha et Kenza Morsli ont joué dans de nombreuses productions moyen-orientales. Ces dernières années nous assistons à un autre phénomène. Quelques chanteurs ont délaissé la chanson pour le tournage de films. Après Djura du Groupe Djurdjura, Djamel Allam, qui a tenu quelques rôles et dont le premier film « Le banc public » a décroché le premier prix du festival du film amazigh, Khaled Barkat et Hamidou ont empoigné leurs caméras. Reconversions tardives et enfin heureuses '


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