Espoir - La présidente de l'Union des handicapés moteurs de la wilaya de Sétif, Djamila Touabet, journaliste spécialisée dans le handicap, nous dit attendre beaucoup du secrétariat d'Etat chargé de la jeunesse.
Outre l'insertion socioprofessionnelle des handicapés, la prise en charge médicale et sociale, l'accessibilité aux structures, elle demande, également, l'exploitation des structures de la jeunesse pour la création de salles de cours de rattrapage, l'apprentissage des langues et de l'informatique.
Djamila souhaite la création d'ateliers d'artisanat et de travaux manuels, la participation dans les appels à projets de handicap international ou d'autres (ONG) autorisées à travailler avec les associations algériennes et l'ouverture d'une salle d'auscultation et de kinésithérapie.
«L'Union veut réaliser son objectif de permettre à un plus grand nombre de handicapés possible, d'être autonomes, voire des citoyens à part entière», ajoute Djamila qui appelle, à travers son projet dit «Défi», unique dans le monde arabe et même au niveau international, et son magazine spécialisé, dont elle souhaite la concrétisation rapide, la création d'un espace d'information, de sensibilisation et de communication, de permettre l'échange d'expériences entre les associations spécialisées des différents pays ainsi que l'organisation des compétitions dans toutes les disciplines sportives et intellectuelles, en impliquant les personnes en situation de handicap pour développer leurs capacités et les sortir de leur isolement. «Pour la création de notre réseau, nous allons utiliser le Net à travers un site et un forum, et la presse écrite par la création d'un magazine spécialisé dans le handicap», précise-t-elle et d'ajouter : «Notre stratégie se base sur la réalisation d'un mouvement dans un domaine qui agonise, en organisant des événements culturels et sportifs pour dévoiler les grandes capacités des personnes en situation de handicap. Nous voulons briser le mur du silence, leur permettre de respirer. Ils sont incompris.» Hamid, un malvoyant d'un village de Tipaza, peine à trouver un poste de travail, depuis qu'il a décroché sa licence en sciences de l'information et de la communication, il y a 2 ans.
Ce jeune nous a toujours fait part de son souhait de devenir le porte-parole de son village et des villages déshérités mitoyens et qu'il connaît parfaitement et qui comptent beaucoup de jeunes analphabètes, pauvres, et sans aucune qualification. Ils rêvent d'un travail stable, d'une vie décente et pourquoi pas d'un logement rural. Se référant à la loi faite au profit des handicapés en matière d'embauche, il ne comprend pas pourquoi il n'a pas encore trouvé un travail pour aider sa famille pauvre, à cause de son handicap.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S L
Source : www.infosoir.com