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ESPAGNE - 7e JOURNEE Barça-Real déjà à quitte ou double '



Le premier clasico de la saison en Liga, ce soir au Camp-Nou, possède déjà un certain enjeu : si le FC Barcelone, qui possède actuellement 8 points d'avance sur le Real Madrid, l'emportait, il se porterait à 11 points des Merengue, après seulement 7 journées disputées.
A l'inverse, une victoire des Madrilènes leur insufflerait un certain esprit de reconquête, le sentiment qu'après un début de saison difficile, la défense de leur titre conquis la saison dernière est désormais redevenue possible. Paradoxalement, alors que le Real est à la traîne au classement, ce sont bien les Merengue qui apparaissent dans la meilleure dynamique avant cette première empoignade. Après une entame de saison très décevante, marquée par deux défaites à l'extérieur à Getafe (2-1) et à Séville (1-0) et des dissensions entre Mourinho et son vestiaire, le champion sortant semble avoir retrouvé ses esprits juste à temps pour affronter le Barça. Alors qu'il n'avait cessé de critiquer ses joueurs pour ce qu'il considérait comme un manque d'engagement de leur part en début de saison, Mourinho n'a en revanche rien trouvé à redire aux deux dernières sorties des siens, contre La Corogne (5-1) et l'Ajax Amsterdam (4-1) en C1. «Nous nous sommes améliorés significativement», estimait-il ainsi samedi en conférence de presse. Avant d'ajouter: «Il faut continuer jusqu'à que ce que nous atteignions le niveau qui nous a sacrés champions la saison dernière». Interrogé sur la perspective d'une défaite qui pourrait d'ores et déjà sonné le glas des ambitions merengue en Liga, Mou a botté en touche. «Pourquoi envisagez-vous déjà la défaite' Pourquoi êtes-vous si pessimiste, ou optimiste, je ne sais pas'», at- il ironisé. Du côté des joueurs, l'envie et la conviction de pouvoir refaire le coup de la saison dernière (2-1 au Camp-Nou pour le Real) sont en tout cas palpables. «Nous avons déjà gagné là-bas, nous pouvons le refaire», estimait ainsi un Ronaldo volontariste et dont l'étrange «tristesse» qu'il avait dit ressentir en début de saison semble miraculeusement effacée.
«Petit Pharaon»
Et si la conjoncture est moyenne pour le football milanais, au moins les deux équipes se présentent-elles en forme. L'AC Milan a gagné 3-2 au Zenit Saint-Pétersbourg mercredi en Ligue des champions, grâce à un nouveau but superbe de Stephan El Shaarawy, son grand espoir, et l'Inter s'est promené avec une équipe B chez le Neftçi Bakou (3-1) en Europa League. L'Europe les a remis en selle mais n'a pas levé tous les doutes. Le Milan a eu de la réussite en Russie et a encore tremblé en défense, et l'Inter n'a dominé qu'une modeste équipe azérie, qui dispute ses premières poules de coupe d'Europe. Milan n'est que 11e, à 5 points de sa rivale, mais compte sur l'aura naissante de son Petit Pharaon, auteur de cinq buts en dix jours. El Shaarawy devrait être aligné à gauche, son poste de prédilection, en soutien de Giampaolo Pazzini, quasi invisible depuis son triplé de la 2e journée à Bologne. Au centre Massimiliano Allegri pourrait reconduire Urby Emanuelson, à la place d'un Kevin-Prince Boateng qui n'en finit plus de décevoir depuis le début de la saison. Le Ghanéen pourrait se retrouver à droite, ou sur le banc, si l'entraîneur milanais lui préfère Antonio Nocerino. Nocerino et Boateng sont les deux «orphelins d'Ibra», qui les faisait briller et marquer la saison dernière. En face, Andrea Stramaccioni devrait reconduire sa défense à trois, qui lui a donné satisfaction, et compter lui sur un duo d'anciens en pointe en l'absence de Wesley Sneijder blessé. Antonio Cassano (30 ans) et Diego Milito (32 ans) sont efficaces depuis le début de la saison, Fantantonio a marqué 4 buts en Serie A, et l'Argentin 3. Enfin Strama donnera peut-être sa chance au Brésilien Coutinho (20 ans), l'El Shaarawy de l'Inter, convaincant lors des deux derniers matches. Avec ces jeunes, le derby éternel a encore de l'avenir.
Piqué sans doute trop court
Auteur de deux triplés en une semaine (contre La Corogne et l'Ajax), le Portugais semble enfin être entré de plain-pied dans sa saison, ayant troqué les attitudes plaintives pour une efficacité décuplée sur le terrain. Avant le choc d'aujourd'hui dimanche, les Merengue pourront en outre s'appuyer sur une faille côté barcelonais: la défense flottante du Barça, privé de Puyol, victime d'une luxation du coude contre Benfica (2-0) et peut-être aussi de Piqué. Le défenseur central catalan tente, en effet, de récupérer aussi vite que possible d'une blessure au pied gauche survenue contre le Spartak Moscou (3-2), mais le temps pourrait lui manquer. Face à l'inconnue Piqué, il est plus probable que Vilanova s'en remette à une charnière de non-spécialistes : Mascherano-Song. Si cette association a déjà pu faire connaissance lors des trois derniers matches du Barça, elle constitue toutefois incontestablement le point faible des Blaugrana, comme en attestent leurs 4 buts encaissés en deux matches (contre le Spartak 3-2 et le FC Séville 3-2). A cette faiblesse défensive, les Catalans pourront toutefois répondre par des atouts offensifs déjà bien rodés. Car Messi, homme à tout faire de ce Barça avec lequel il a déjà signé 6 buts et 3 passes décisives en Liga, peut en outre compter sur l'aide de son éternel compère Iniesta, remis d'un problème à l'adducteur. Côté Real, «The Special One» a donné quelques pistes hier samedi sur son schéma de jeu : Benzema et Higuain, les habituels concurrents, n'évolueront pas ensemble, et un milieu avec un meneur de jeu paraît plus vraisemblable qu'un trident défensif composé de Xabi Alonso, Khedira et Essien.
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