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Entre impasse et cul-de-sac



Entre impasse et cul-de-sac
La major compagnie BP fait savoir par l'ambassadeur britannique à Alger qu'elle ne quittera pas ses concessions du Sud pétrolifère. Comment prendre cette information ' Comme un cadeau fait aux Algériens qui vivent des subsides du prix de chaque baril pompé des entrailles du territoire ou comme un état de fait établi et intangible ' Le monde change si vite que les bienfaits de la rente d'hier sont une malédiction aujourd'hui. Le début d'une tendance baissière sur le prix du gaz au niveau mondial a fait l'effet d'un séisme auprès des gestionnaires de la rente, avec des discours alarmistes différents sur la forme, mais voulant dire la même chose sur le fond. Tant qu'une volonté politique affirmée solennellement pour sortir de ce piège tendu à nous-mêmes qui consiste actuellement à se suffire du sous-sol pour d'autres richesses productives du fait de l'initiative des hommes, on continuera à tourner en rond, comme des hamsters en cage qui font le va-et-vient entre une impasse et un cul-de-sac.
L'investisseur étranger vient avec un esprit légitime de logique spéculative, pour faire du business et non pour les beaux yeux des Algériens. À la moindre difficulté bureaucratique ou de non-rendement juteux (ArcelorMittal d'Annaba), ou incident sécuritaire comme c'est le cas du complexe de Tiguentourine, les investisseurs rentrent rapidement chez eux, sans état d'âme pour leurs partenaires algériens et encore moins pour les employés locaux, livrés au chômage. Par contre, un capital national investi dans le pays et lancé dans la durée et ayant tous les 'ufs dans le panier Algérie, il se sent impliqué au plus profond de son être. C'est une idée qui ne veut pas être assimilée par les théoriciens de la politique industrielle qui est à son énième édition, sans trop de résultats.
Avant de faire appel, à tue-tête, aux capitaux étrangers, il aurait fallu d'abord réunir autour d'une table les détenteurs du capital national, public et privé, avec les établissements financiers et bancaires qui croulent sous les liquidités, pour les inviter à labourer ce pays en friche du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest, pour le bonheur des générations à venir.
O A
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