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Education nationale



Education nationale
Aujourd'hui, les élèves rejoindront les bancs de l'école après des vacances de 15 jours. Le premier trimestre a été marqué, comme les années précédentes, par des mouvements de contestation déclenchés par divers syndicats. Ces derniers maintiendront-ils la protesta, alors que des revendications ne peuvent être résolues que par le gouvernement 'Le ministère et les partenaires sociaux s'accordent à dire, en effet, que seul le Premier ministère peut satisfaire une partie des doléances non encore concrétisées. Dans un secteur totalisant plus de 8 millions d'élèves, l'éducation nationale a toujours été secouée par des grèves et des bras de fer entre les syndicats et le département de tutelle, au point que des observateurs donnent des lectures politiques à la situation.Néanmoins, les syndicats persistent et signent. Ils rappellent leurs droits et le ministère souligne leurs devoirs. La tutelle, qui a organisé une série de rencontres avec les syndicats en novembre dernier, s'est dite prête à prendre en charge les revendications relevant de son secteur. Pour le reste, la balle est dans le camp du gouvernement, puisque des points sont relatifs au budget.Le ministère des Finances serait le premier concerné pour apporter des réponses. Pour Meriane Meziane, coordinateur national du Snapest, «le rythme du syndicat sera similaire à celui du premier trimestre». Il explique : «En effet, des revendications ne peuvent être résolues que par le gouvernement.» Mais, poursuit-il, «il y a cette nouvelle conjoncture de baisse des prix des hydrocarbures qui, lorsqu'il y avait embellie financière, les responsables n'avaient pas satisfait nos revendications». «Comment le feront-ils aujourd'hui alors qu'ils appellent à la rationalisation des dépenses '» s'interroge-t-il.Sur ce point, M. Meriane estime que «le gouvernement devrait être le premier à donner l'exemple pour la réduction des dépenses, en commençant par revoir son train de vie et celui des autres les responsables. C'est à ce moment que la société pourrait conclure que la crise est partagée. Ce n'est pas à la classe moyenne de payer la facture de la mauvaise gestion.Nous avons toujours appelé à une justice sociale». Les syndicats de l'éducation, selon Meziane Meriane, «sont tous sur la même longueur d'onde pour maintenir leurs revendications et poursuivre le mouvement de protestation». «Le blocage se trouve au niveau du gouvernement», insiste-t-il. A ce propos, il indique qu'«un mouvement syndical unifiant l'ensemble des syndicats est en discussion pour mener la lutte d'un seul front. C'est le scénario le plus plausible pour ce deuxième trimestre».De son côté, Idir Achour, secrétaire général du Conseil des lycées d'Algérie (CLA), souligne que «le mouvement de contestation sera maintenu en concertation avec les syndicats de la Fonction publique et ceux de l'éducation en particulier». «Le statut particulier de l'enseignant et les primes sont à réviser», précise-t-il.


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