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Dispositifs d'aide à l'insertion des jeunes



Dispositifs d'aide à l'insertion des jeunes
De par les portefeuilles qu'il a à sa charge, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale ( Mtess) Mohamed El Ghazi, ancien wali d'Annaba du 7 mai 2008 au 11 septembre 2013, sera très sollicité dans les prochains jours. Particulièrement dans cette même wilaya où, dans le cadre d'une visite de travail groupée de plusieurs ministres avec certainement à leur tête, le chef du gouvernement Abdelmalek Sellal. Mohamed El Ghazi devra répondre des différents dispositifs de l'emploi mis en application avec beaucoup d'argent et peu de réussite.Comme cela se passe depuis l'indépendance, il ne faut pas s'attendre à un aveu d'échec de tous les dispositifs d'aide à l'insertion des jeunes. Pourtant, il a été démontré que ces dispositifs n'ont pas été le remède miracle espéré pour réduire le chômage et la précarité dans notre pays. Dans la réalité, ils ont mis en relief que cette précarité institutionnalisée est posée comme un pis- aller à l'absence d'emploi. C'est en tout cas, le constat établi par de nombreux économistes et sociologues algériens en ce qui concerne les aides accordées par l'Etat via ses différentes mesures d'insertion à l'emploi des jeunes. Basées sur «un revenu minimum» théoriquement conditionnées par la recherche d'un emploi, elles interviennent alors que la raréfaction de l'offre globale d'emplois s'aggrave. Il y a ensuite, la précarité massive organisée à travers toute une batterie de «contrats aidés». Limités dans le temps, ces derniers débouchent rarement sur l'emploi durable.Cette tendance à l'augmentation de «l'employabilité» et non de l'emploi, est une sorte d'aveu biaisé d'impuissance. Il consiste à mettre le virtuel en exergue pour masquer le drame du réel. Il y a enfin, l'émergence mise sous l'éteignoir de nouveaux métiers et d'un nombre significatif d'emplois. En fait, ils ne sont pas destinés à ceux censés être bénéficiaires des dispositifs d'insertion. Ils intéressent en toute priorité divers encadrants de la précarité entre : fonctionnaires, chefs de projets, cadres d'agence d'insertion, centres de formation, formateurs, ingénieurs socio-économiques et consultants divers. Cet ensemble multiforme vit de la précarité des jeunes sans emploi. En fait les initiateurs algériens des dispositifs n'ont fait que copier-coller l'option RMI française.Celle-ci avait été initiée en 1988 par le gouvernement Rocard pour faire face à la crise en Europe. Il ne s'agissait pas d'une mesure économique, mais d'une mesure sociale d'attente tablant sur une hypothétique relance de l'économie. Ce qui nous amène au Programme d'appui au secteur de l'emploi en Algérie (Pasea). Il a été lancé en 2012 dans le cadre de la coopération entre l'Algérie et l'Union européenne. Ce programme fait la part belle aux encadrants.Et comme pour pousser plus loin le bouchon de l'exercice légal de la désinformation, les «encadrants» annoncent la dotation de l'Agence nationale de l'emploi (Anem) d'un système d'information «performant» et la formation de 4 200 cadres de l'Anem. Doté d'une enveloppe financière de 15,34 millions d'euros dont 14,1 millions d'euros en charge de l'Union européenne, le Pasea a également permis la poursuite de la modernisation du secteur de l'emploi, la création de la nomenclature algérienne des métiers et des emplois (Name) et le lancement prochain d'un autre projet similaire.Mais point d'emplois créés au profit des jeunes. Et dire qu'en 2014, avec la mise en route de son plan quinquennal 2015-2019, le secteur de la pêche et des ressources halieutiques avait annoncé la création de 200 000 postes de travail permanents et l'agriculture 150 000 emplois. Beaucoup d'autres secteurs avaient abondé dans le sens d'un optimisme béat, tel celui de l'industrie et les mines, le transport, la construction, le tourisme, l'agriculture.Chacun s'était proposé, à travers des orientations stratégiques, de participer à l'émergence d'une économie forte à même de créer un espace encourageant l'investissement, à réaliser un taux de développement continue et à réduire le taux de chômage à l'horizon 2019. Il a été également question de renforcement des mécanismes de lutte contre l'évasion fiscale ainsi que l'amélioration de la qualité et de la quantité de la production nationale pour booster l'offre à l'exportation.
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