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Des 'uvres de qualité sans le publicClôture de la 2e édition des journées du film méditerranéen d'Alger



Des 'uvres de qualité sans le publicClôture de la 2e édition des journées du film méditerranéen d'Alger
« Méditerraciné » a ainsi été clôturée avec la projection des films « Yema » de Djamila Sahraoui, « Mort à vendre » de Faouzi Bensaadi, « Winter of Discontent » d'Ibrahim El Battout, « Omar » de Hany Abu Assad et « Le chemin de Halima » de Arsen Anton Ostojic. Il faut dire que la programmation concoctée a été riche et variée, des 'uvres récentes, de qualité, même si le public n'a pas été régulier lors de cet événement cinématographique Dès les premiers plans, Djamila Sahraoui, dans son film « Yema », fait de son décor de montagnes le pivot central du film. C'est dans une petite bâtisse perdue au milieu de ces terres arides et vallonnées qu'évolue Ouardia, une femme austère qui vient d'enterrer son fils tué pendant la décennie noire. Son deuil est rapidement troublé par la présence d'un gardien manchot, mais surtout celle de son autre fils, extrémiste et suspecté d'avoir tué son propre frère. Au fil des jours, la mère sort de son deuil, commence à cuisinier, à irriguer la terre et à cultiver son potager jusqu'à transformer cette nature morte en un lieu verdoyant et abondant où l'on réapprend à vivre et à tisser des liens. Même si le facteur temps émousse les souvenirs, Ouardia demeure très affectée par ce passé douloureux. Réalisatrice mais aussi actrice principale de « Yema », Djamila Sahraoui a décidé de traiter les nombreux thèmes de son film : le deuil, la maternité, la décennie noire, les liens familiaux difficiles... La réalisatrice a réussi une prouesse, un exploit aussi bien technique qu'artistique. Le film « Mort à vendre » de Faouzi Bensaadi nous plonge dans la ville de Tétouan, au Maroc. Soufiane, Malik et Allal, trois amis inséparables habitués aux petits délits, décident de devenir des barons de la drogue. Mais leur rencontre avec Dounia, une prostituée au club « La Passarella », va venir perturber leurs plans et les forcer à choisir entre l'amitié ou l'amour, l'honneur ou la trahison, le vice ou la raison. « Mort à vendre » nous plonge ainsi dans cette réalité crue, celle de trois paumés, guidés chacun par leurs besoins et leur névrose, l'amour pour l'un (symbolisé par la femme fatale), l'argent pour le second (la drogue) et le paradis pour le troisième (la religion). Avec un schéma simpliste et une forme qui penche plus vers le téléfilm fauché que le film d'auteur ambitieux, le cinéaste parvient cependant à nous dresser avec sincérité le portrait d'une jeunesse écartelée entre le progrès occidental et les valeurs ancestrales. « Winter of Discontent » d'Ibrahim El Batout est un film qui ne laisse pas indifférent. Le réalisateur égyptien y met en scène trois personnages dont les vies sont bouleversées par la révolution du 25 janvier 2011. Amr est un informaticien qui se rallie aux émeutiers. Farah est journaliste télé et elle mesure l'abysse qui sépare la couverture internationale des événements, des informations officielles destinées à atténuer l'importance du mouvement de protestation. Adel est, quant à lui, un officier dans la sécurité qui n'aurait jamais imaginé assister à une pareille révolte. Ce long métrage nous replonge dans les heures les plus sanglantes du régime Moubarak et permet de mieux comprendre pourquoi le destin d'une nation a basculé à la place Tahrir. Défenseur d'un cinéma de genre qui est également politique, le réalisateur palestinien Hany Abu Assad a imposé son style avec son film « Paradise Now » (2005), film à suspense sur les attentats à la bombe dans les bus israéliens. Après une expérience infructueuse aux Etats-Unis, Hany Abu Assad est de retour sur ses terres avec son film « Omar ». Un travail mené avec talent. Une 'uvre qui mêle, avec force, sentiments et guerre. Un thriller captivant. Cette manifestation a été clôturée par la projection du film « Le chemin de Halima » du Croate Arsen Anton Ostojic, inspiré de faits réels ayant pour thème le drame des Balkans, qui a dernièrement remporté le Grand prix du festival international du cinéma méditerranéen de Tetouan. Dans ce film, il est question d'une relation amoureuse liant Safia, une musulmane, à Slavomir, un chrétien, une relation qui tourne au drame.
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