
Les Algériens veulent que leur Etat demeure souverain dans ses décisions et solidaire des plus faibles d'entre eux.» Cette phrase de Abdelmalek Sellal traduit, à elle seule, toute la philosophie qui a guidé la politique algérienne depuis l'indépendance.Elle traduit une philosophie et, tout aussi bien, sa mise en crise actuelle à travers les menaces que fait peser sur elle la situation financière de l'Algérie du fait de la chute chronique des prix du brut sur les marchés internationaux. C'est cet enjeu que la visite de Aïn Defla semblait porter aux représentants d'un secteur qui constitue, entre autres activités à grands potentiels en Algérie, l'alternative à une économie qui a trop longtemps sursis à sa diversification et à la dynamisation d'espaces de croissance et de création d'emplois, de surcroît susceptibles de devenir les supports incontournables pour l'industrie agroalimentaire, l'autre alternative. Si le Premier ministre a choisi Aïn Defla comme lieu symbolique, sa prise de parole n'en interpelle pas moins l'ensemble des wilayas où les potentialités agricoles sont loin de refléter les performances actuelles, et c'est en partenaire que Sellal s'est adressé aux agriculteurs, et non en prédicateur pessimiste ou en donneur de leçons, reconnaissant les carences, mettant le doigt sur les dysfonctionnements et annonçant des dispositions concrètes à la hauteur du niveau d'engagement qu'on attend des agriculteurs. Pour peu que tous les ingrédients soient bien combinés, il n'y a aucune raison pour ne pas soutenir l'espoir de voir advenir le renouveau agricole tant attendu. Et si par ailleurs des campagnes similaires étaient menées pour dynamiser les autres secteurs, notamment le tourisme et les services où le manque à gagner se chiffre en milliards de dollars, l'effet n'en pourrait être que salvateur, qui préparerait notre pays, bien au-delà de cette crise, à des échéances bien plus dures.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Rehani
Source : www.lnr-dz.com