Un complexe géant de récupération et recyclage du papier, est, pour des raisons obscures, toujours en attente d'agrément.
Au moment où la zone industrielle de Bellara continue de vivre au rythme des projets avortés (une poisse qui lui colle depuis déjà une vingtaine d'années, le dernier étant celui du constructeur automobile français Renault), une société versée dans la fabrication du papier, intéressée pour s'installer au niveau de cette zone, n'a pas trouvé un écho positif à défaut d'un encouragement franc. Si le tapis rouge est déroulé pour les Qataris qui veulent réaliser un complexe sidérurgique, le projet initié par la société internationale Afrique papier (Siap), domiciliée à El Hamiz (Alger), a tourné court, selon les informations en notre possession.
Ce projet prévoit, selon la fiche technique de l'investisseur, la création de 10 000 emplois permanents et de 50 000 autres indirects, à travers le territoire national, notamment dans la récupération et le recyclage du papier à raison de 800 000 tonnes par an. Cette activité nécessitera une flotte de 1500 camions pour le transport terrestre. Une quantité similaire de pâte à papier devrait être par contre importée principalement du Canada, de Slovénie et d'autres pays. L'investisseur compte s'installer sur une superficie de 120 ha dont 100 couverts. Ce complexe destiné à l'industrie du papier se compose de 20 usines intégrées devant nécessiter un investissement de 302,70 milliards de dinars dont une partie en devises, soit 2,28 milliards d'euros.
Au-delà des aspects technique et économique qui restent à affiner, on s'étonne par contre de la célérité avec laquelle le comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de régulation foncière (Calpiref), a répondu dès le 1er février 2012 à la demande formulée le 18 janvier, pour faire savoir à l'investisseur que l'étude et l'avis sur le dossier ne se fera qu'une fois l'étude d'aménagement de ladite zone finalisée. Sachant que le Calpiref ne s'est pas réuni pour plancher sur ce dossier, la décision de ce comité, selon le contenu de sa réponse, se base sur une recommandation de ce même Calpiref. Des membres de ce dernier, que nous avons questionnés à ce propos, assurent qu'ils ne sont pas au courant de cette décision à laquelle ils n'ont jamais été associés.
Avec l'annonce de la réalisation d'une centrale électrique de 1200 mégawatts au niveau de la zone de Bellara, tout indique que le souci de fournir de l'énergie électrique au futur complexe sidérurgique est sérieusement pris en compte. Ainsi, quinze ans après la promulgation du décret portant création de la zone franche de Bellara ' abrogé par la suite ' la zone industrielle de Bellara n'a toujours pas reçu l'implantation de quelque investissement. Quand se départira-t-elle de la guigne qui la poursuit '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com