
Le bureau concepteur de l'étude est appelé à évacuer de ses plans d'aménagement les terres agricoles et celles appartenant aux privés.L'étude d'aménagement de 8 zones d'extension touristique à Mila, traitée avant-hier en conseil de wilaya, a été vertement critiquée tant par le wali que par les membres de l'exécutif pour les insuffisances qu'elle comporte. Le wali a, en effet, appelé le bureau concepteur de l'étude à évacuer de ses plans d'aménagement les terres agricoles et celles appartenant aux privés, ou dont le statut juridique pourrait poser problème lors de l'exécution des travaux d'aménagement des sites touristiques.Il a par ailleurs exempté les terrains forestiers et défendu leur intégration aux futures ZET. "Il faut soustraire les terres privées des plans d'aménagement, leur expropriation pourrait revenir cher à la wilaya ; et puis il faut consulter les propriétaires pour voir s'ils acceptent que leurs biens soient annexés aux zones d'expansion touristique. Il faut épargner également les terres agricoles. Quant aux terres du milieu forestier, je ne vois pas d'inconvénient à les intégrer aux ZET." Concernant les sources thermales de Telaghma, dont la plupart sont érigées sans permis de construire sur des terres agricoles, et que l'étude d'aménagement intègre dans l'espace de la future ZET de cette commune, le wali a menacé de sévir par la force de la loi."Ou qu'ils (les propriétaires des hammams, NDLR) régularisent la situation de leurs bâtiments et qu'ils acceptent de réaliser, par leurs propres moyens, un système de drainage des eaux usées provenant de ce soi-disant pôle thermal, ou qu'on passe à la démolition". Dans cet ordre d'idées, il fera savoir que la wilaya va prendre sur son compte les travaux d'aménagement et qu'une enveloppe de 26 milliards est dégagée à cet effet.Même son de cloche du côté du DUC, qui estime que les ZET, au nombre de deux (celles de Telaghma et d'Oued Athmania), pourraient être annulées à cause des problèmes que pourrait poser la vocation des terres ou leur statut juridique.Pour le DUC, 5 ZET seulement sont réalisables dans la partie nord de la wilaya, où, selon lui, les terres domaniales et les potentialités touristiques sont les plus disponibles. Réagissant à la proposition du bureau d'études de créer des stations de traitement des eaux usées au niveau de certaines ZET, en raison de l'impossibilité de les raccorder au réseau d'assainissement, certains intervenants ont exprimé leur désapprobation en mettant en avant les problèmes environnementaux que les stations de traitement pourraient générer. "Ou bien on aménage des ZET avec des réseaux d'assainissement, ou bien on s'abstient carrément de le faire. Epurer des eaux usées pour les relâcher ensuite dans la nature est une idée inacceptable."Des réserves ont été également formulées au sujet de la station climatique prévue dans la ZET de la commune de Tassala.Soulignons que des observateurs et des journalistes locaux s'étonnent du fait qu'aucune ZET n'est prévue dans des régions hautement touristiques comme à Tamda, où il y a de belles chutes d'eau, ou encore à proximité des forêts de Bounaâdja, sur les hauteurs de la commune de Hamala, limitrophe avec les wilayas de Jijel, de Skikda et de Constantine.Le débat s'est déroulé, faut-il le souligner, en présence du représentant du ministère du Tourisme.Kamel B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Bouabdellah
Source : www.liberte-algerie.com