
Le pôle judicaire a condamné, cette fin de semaine, le mis en cause A.M.M. à 5 ans de prison ferme par défaut avec saisie des biens immobiliers et son complice, H.K., à 3 ans de prison ferme.Quant à K.L., frère de K.H., il a été relaxé. Ces mis en cause devaient répondre du grief d'«association de malfaiteurs», «usurpation d'identité» et «fuite de capitaux». Les faits éclateront lorsque le dénommé K.L. a entrepris, au début de l'année 2015, de gérer la société d'importation de son frère K.H., expliquant que ce dernier présente un handicap mental estimé à 80% sur certificat médical de l'EHS psychiatrique d'Oran. Cette EURL, El Kotnia, a été créée par K.H. en 2012 sous la directive de A.M.M. et activera jusqu'à la fin de 2014, faisant plusieurs opérations d'importation de riz et enregistrant une surfacturation dans les quantités importées et les factures de transport. Il sera alors interpellé et confronté à ces griefs, il se défendra en expliquant que jamais il n'a fait aucune transaction et se demande alors comment son frère malade a pu lui aussi gérer cette société.D'autres noms apparaîtront lors des investigations, on notera que celui de A.M.M. a déjà été cité dans une affaire de riz étuvé. Cité à la barre, K.L., une fois de plus, se défendra et ce n'est que le témoignage de la personne ayant loué un local à K.H. qui éclaircira cette affaire. C'est là que le nom de ce mis en cause en fuite sera cité, une personne qui a déjà été à la tête d'une affaire similaire, mais qui ne fut pas jugée faute de preuves tangibles. Rappelons que le mis en cause dans cette première affaire a fait les frais des machinations du prévenu en fuite, A.M.M. Ce dernier agissait en dénichant des personnes à qui il proposait d'ouvrir des sociétés à leur nom, mais qu'en fait, c'était lui qui gérait, ou du moins, importait du riz en le surfacturant. Dans cette affaire, A.M.M et son complice agissaient dans cette EURL d'import-export en tant que gestionnaires sans association. Dans son réquisitoire, le procureur avait demandé 5 ans de prison ferme contre A.M.M, le second mis en cause en fuite, et le propriétaire K.H. de cette EURL, et demandera une amende équivalent à 3 fois le montant du préjudice, tout en requérant une peine de trois ans de prison ferme contre le mis en cause jugé. L'avocat du prévenu jugé plaidera la non-culpabilité, en revenant sur les agissements du mis en cause en fuite.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Moncef
Source : www.elwatan.com