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Des partenariats pour l'insertion et l'égalité des chances



Des partenariats pour l'insertion et l'égalité des chances
Plus d'un milliard d'individus, soit 15 % de la population mondiale, souffrent d'une forme de handicap ; 110 à 190 millions d'entre eux souffrent d'incapacité grave. Les pays en développement sont les plus touchés par le handicap. La Banque mondiale noue des partenariats avec des associations mondiales de premier plan qui ?uvrent en faveur des personnes handicapées, dans le but de promouvoir leur inclusion sociale et économique.Au Viet Nam, près de 15 000 enfants de moins de cinq ans présentent des déficiences auditives ou sont atteints de surdité totale. Comme ils ne peuvent accéder à une éducation préscolaire et que leurs parents ne bénéficient d'aucun soutien, ils courent le risque d'une exclusion scolaire et sociale dès leur plus jeune âge.Cette situation, récurrente dans le monde en développement, a poussé la Banque mondiale à se pencher davantage sur la question de la lutte contre le handicap et à redoubler d'efforts pour promouvoir l'inclusion et l'égalité des chances en développant sa collaboration avec de grandes organisations actives dans ce domaine. Ces six derniers mois, l'institution a signé trois nouveaux accords, ce qui porte à huit le nombre de partenaires d'envergure mondiale qui ?uvrent désormais à ses côtés pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées dans les pays en développement.Dans le cadre de trois protocoles d'accord distincts, la Banque a ainsi uni ses forces avec l'organisation Leonard Cheshire Disability au Royaume-Uni, la Nippon Foundation au Japon et, tout récemment, la fondation espagnole ONCE Ces nouveaux accords viennent renforcer les partenariats que le pôle Développement social, urbain et rural de la Banque mondiale s'emploie à promouvoir actuellement avec le concours du département des relations extérieures et institutionnelles et, plus particulièrement, de son équipe responsable de la coopération mondiale, qui met notamment en ?uvre un programme axé sur la collaboration avec des fondations et autres établissements similaires.La Banque mondiale mène régulièrement des consultations et un travail d'information sur le handicap avec des associations philanthropiques de premier plan : Council on Foundations, Essl Foundation, réseau handicap de l'European Foundations Centre, Open Society Foundations ou encore Wellspring Advisors. «Une personne peut être touchée par le handicap à tous les stades de la vie, et subir de ce fait des formes d'exclusion et de discrimination multiples», indique Charlotte V. McClain-Nhlapo, conseillère mondiale pour le handicap à la Banque mondiale. «Les difficultés de développement auxquelles se retrouvent confrontées les personnes souffrant d'un handicap doivent faire l'objet d'une approche multidimensionnelle avec des partenaires expérimentés dans l'intégration des personnes handicapées.»Pour Linh Nguyen et son frère, deux enfants vietnamiens nés sourds, cette approche coordonnée s'est traduite par des cours de langue des signes, la désignation de tuteurs sourds auxquels ils peuvent s'identifier et un soutien à la famille. L'Etat vietnamien reconnaît désormais l'apprentissage de la langue des signes comme un instrument d'intégration scolaire.«Les professeurs viennent à la maison pour m'apprendre la langue des signes», explique la fillette. «Ils donnent également des cours à mon frère Tu ainsi qu'à mon grand-père, mon père et tous les autres membres de ma famille. Maintenant, nous parlons tous la même langue.»L'intégration et l'égalité des chances sont au c?ur de l'action de la Banque mondiale en faveur de l'édification de sociétés durables et inclusives, conformément au double objectif qu'elle s'est fixé de mettre fin à l'extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée. Cependant, dans beaucoup de pays, les personnes atteintes d'un handicap ne prennent pas pleinement part à la croissance économique et sociale.« L'environnement économique, législatif, physique et social d'un pays peut créer des obstacles qui empêchent les personnes handicapées de participer à la vie économique, civique et sociale », précise Maninder Gill, directeur du développement social au pôle Développement social, urbain et rural de la Banque mondiale.Selon Carmen Nonay, qui dirige l'équipe chargée des partenariats et de la mobilisation des ressources au sein du même pôle, les nouvelles coopérations engagées par la Banque mondiale démontrent l'urgence et l'importance de la question du handicap. Et d'ajouter : «Sur le plan stratégique, ces partenariats nous aideront à mettre au point les politiques et les cadres indispensables à l'insertion des personnes handicapées. Sur le plan opérationnel, ils auront un rôle essentiel de liaison avec les associations locales et les organisations de la société civile. Grâce à cet effet conjugué, notre travail aura une plus large portée.»En 2011, la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé ont publié le premier rapport mondial sur le handicap et le développement qui a contribué à propulser cet enjeu sur le devant de la scène et renforcé le dialogue autour de cette question. Depuis cette publication, la Banque mondiale a promu le développement social et économique des personnes handicapées en intégrant ce facteur dans l'ensemble de ses opérations relevant des divers secteurs concernés : santé, éducation, transport, protection sociale, fragilités, conflits et violences, et partenariats public-privé. Pour mieux sensibiliser le public à la question du handicap, la Banque mondiale a organisé, lors des Réunions de printemps d'avril dernier, un événement sur l'éducation inclusive et invité le musicien finlandais SIGNMARK.
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