Mila - Revue de Presse

Des femmes exceptionnelles



Asma Bint Abi Bakr, que Dieu l’agrée Elle prit des cailloux et les déposa dans une niche du mur où ils avaient pour habitude de garder l’argent. Elle les recouvrit d’un linge, puis prenant la main de son grand père qui était aveugle, dit : «Vois combien d’argent il nous a laissé». En usant de ce stratagème, Asma voulait dissiper les craintes du vieil homme et éviter qu’il ne leur donna quelque chose de ses propres richesses. Et ce parce qu’elle détestait recevoir de l’aide d’un mushrik (associateur), fut-il son propre grand-père. Elle observait un comportement similaire vis-a-vis de sa mère et n’était pas disposée à compromettre son honneur et sa foi. Un jour, sa mère Qutaylah vint lui rendre visite à Médine. Elle n’était pas musulmane et était divorcée de son père depuis l’époque pré-islamique. Elle lui apporta des raisins secs, du beurre.Dans un premier temps Asma refusa de l’admettre dans sa demeure, et n’accepta pas les présents. Elle envoya quelqu’un chez Aïcha pour s’informer auprès du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) de l’attitude à adopter à l’égard de sa mère, il répondit qu’elle devait certainement la recevoir en sa demeure et accepeter les présents. C’est à cette occasion que les versets suivants furent révélés au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : «Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattu. Ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes» [Sourate 60-Al Moumtahanah (l’éprouvée), versets 8-9] Au début , la vie à Médine était dure pour Asma, et tel était le cas pour beaucoup de Musulmans. Son mari était assez pauvre et ne possédait qu’un cheval qu’il avait acheté. Asma décrivit ces jours d’antan en ces termes : «Je me chargeais d’apporter du fourrage au cheval, de lui donner de l’eau et de le brosser. Je devais également moudre du grain et en faire du levain, mais je n’étais pas très douée pour la cuisson du pain. Les femmes de la tribu des Ansars le faisaient pour moi. C’étaient des femmes d’une grande bonté. Je transportais le grain sur ma tête depuis le potager que cultivait Az-Zoubayr, et qui lui avait été attribué par le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Il se trouvait a trois farsakh (environ 8 km) du centre de la ville. Asma était manifestement une femme sensible et dévouée. Elle et son mari travaillèrent extremêment dur jusqu’à ce que leur situation s’améliore progressivement. Cependant il arrivait qu’Az-Zoubayr la traite durement. Un jour, elle alla s’en plaindre à son père. Il lui fit cette réponse : «Ma fille, fais donc preuve de patience, car si une femme à un époux vertueux et qu’elle ne se remarie pas après sa mort, ils seront de nouveau réunis au Paradis». A suivre...
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