De nombreux bâtiments officiels portent des noms erronés dans la ville de Ferdjioua, à l'ouest de Mila. Un chercheur en histoire de la région vient de révéler une multitude d'anomalies dans les appellations appliquées à des établissements publics dans cette ville.L'antenne de l'APC, l'Institut de formation des cadres de l'éducation et Ksar El Agha sont désignés de noms totalement ou partiellement faux. L'antenne de l'APC, située au centre-ville, est baptisée du nom de Mohammed-Cherif Mentouri. Or, ce nom ne correspond pas à celui du chahid que les autorités municipales ont voulu honorer, c'est-à-dire Ahmed-Cherif Mentouri, fils du village de Mentoura, à Ferdjioua. Des documents de l'état civil en possession de Mohammed-Sadek Makrani, chercheur en histoire de la région, attestent que le chahid Mentouri s'appelle bien Ahmed-Cherif et non Mohammed-Cherif, comme il est transcrit sur le fronton de l'antenne administrative en question. Idem pour l'appellation portée par l'Institut de formation des cadres de l'éducation, situé à l'entrée est de la ville. L'établissement est baptisé du nom de Saïdi Abdelhamid. Alors que le prénom de Abdelhamid n'était en vérité qu'un sobriquet appliqué au feu général de l'ANP par les intimes et que son vrai nom est Saïdi Fodil, selon toujours des documents de l'état civil. Ksar El Agha, situé en face du siège de l'APC, et dont les origines sont loin de se stabiliser, n'échappe pas aux remarques de ce chercheur en histoire pour qui la bâtisse n'est pas ottomane, malgré son architecture caractéristique de l'époque turque, mais bel et bien française. «Je ne comprends pas pourquoi on a appliqué un nom aux connotations turques (Ksar El Agha, ndlr) au siège de la commune mixte de Ferdjioua, un bâtiment dont la construction a été lancée à partir de 1871 par les autorités coloniales.
Et puis, même pendant la présence turque, la ville de Ferdjioua n'avait jamais eu un dignitaire ottoman à sa tête du rang d'Agha ou de n'importe quel autre grade», notera le même chercheur. Bref, cette façon de faire dénote, selon Makrani, d'une absence de conscience et de sens de responsabilité chez les gestionnaires de la cité. Aussi le chercheur appelle l'actuel staff municipal à rétablir la vérité pour le bien de l'histoire de la région.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Bouabdellah
Source : www.elwatan.com