
Après plus d'un siècle de lutte armée, la Colombie a franchit hier une nouvelle étape vers la paix, avec le premier cessez-le-feu bilatéral de son histoire avec l'ELN, dernière guérilla de Colombie, qui est entré en vigueur à minuit. Cette suspension des hostilités est temporaire : elle court jusqu'au 9 janvier dans un premier temps et pourra être prolongée.Mais elle est hautement symbolique : l'Armée de libération nationale (ELN) n'avait jamais accepté de trêve depuis qu'elle avait pris les armes en 1964. L'accord avait été conclu le 4 septembre dans le cadre des négociations de paix menées à Quito, dans l'Equateur voisin, pour mettre un point final au plus vieux conflit du continent. «A partir de cet instant, l'ELN respectera complètement le cessez-le-feu bilatéral», a confirmé un Tweet de l'ELN. Le cessez-le-feu intervient après un processus similaire avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste) : de l'arrêt des combats au désarmement, l'ancienne principale guérilla du pays, avec 7 000 combattants, est aujourd'hui transformée en parti politique légal. Mais le contexte est particulièrement tendu. L'ELN a multiplié ces derniers mois les opérations contre l'armée et la police, ainsi que contre un des principaux oléoducs du pays, polluant une bonne partie des rivières de la zone frontalière du Venezuela. Au total 47 membres des forces de l'ordre ont été tués ou blessés depuis janvier, selon les autorités. Samedi, le chef négociateur du gouvernement, Juan Camilo Restrepo, a condamné la "charge insensée" de la guérilla et a dit espérer que l'ELN «tienne sa parole» et efface la «mauvaise image et l'incrédulité» qu'elle suscite. De leur côté, les forces de l'ordre ont aussi mené des opérations jusqu'au dernier moment, et un des chefs de la guérilla a été abattu samedi dernier, peu avant le début de la trêve, a annoncé l'armée. Le conflit en Colombie a, au fil des décennies, impliqué une trentaine de guérillas de gauche, des milices paramilitaires démobilisées en 2006 et les forces de l'ordre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R I
Source : www.lnr-dz.com