La femme algérienne s'est mobilisée durant la guerre de libération nationale pour affranchir le pays du joug colonial. Aujourd'hui, dans le cadre du mouvement du 22 février, fidèle à ses aïeules, elle s'engage pour débarrasser le pays du système politique qui a semé la corruption.Karim Aimeur ? Alger (Le Soir) ? Comme la femme d'hier, celle d'aujourd'hui s'est impliquée dans un mouvement populaire d'envergure jamais égalée pour libérer le pays des bandes qui l'ont dirigé sous des slogans unificateurs et revendicatifs tels que «libérez l'Algérie».
Hier 19 juin, date de l'exécution d'Ahmed Zabana par l'armée coloniale, le pays a célébré la journée nationale des condamnés à mort durant la guerre d'Algérie.
Le forum de la mémoire du quotidien El Moudjahid, avec l'association Machaal El Chahid, a célébré l'évènement avec une conférence de l'historien Amar Belkhodja, consacrée aux femmes militantes de la cause nationale qui se sont engagées dans le combat libérateur dès leur jeune âge.
Le conférencier a retracé le combat des Algériennes pour leur indépendance, rendant hommage aux femmes combattantes condamnées à mort par les autorités coloniales. Il a surtout axé sur la plus jeune condamnée, à savoir Baya Hocine qui n'avait que 17 ans.
Il a cité aussi d'autres femmes telles que Djouher Akrour, Djamila Bouazza, Djamila Bouhired, Ghania Belkaid, Hassiba Benbouali?
Baya Hocine fait partie des six femmes (Djohar Akrour, Baya Hocine, Djamila Bouazza, Djamila Bouhired, Jacqueline Guerroudj et Zahia Kherfallah ) condamnées à mort pour terrorisme par la France.
Ces femmes célèbres ont été les icônes de la révolution algérienne 1954-1962. Durant cette guerre, la femme algérienne s'est totalement engagée dans les villes et villages afin de contribuer au projet de l'indépendance du pays.
Prenant l'exemple sur celle d'hier, la femme d'aujourd'hui n'a pas hésité à s'engager dans le combat pour libérer le pays de la corruption qui a gangréné le système politique.?Cette cause a unifié les Algériens contre lui, exigeant son départ et le changement radical.
Dans les manifestations populaires de chaque vendredi, elle est très présente, donnant une dimension particulière à ces manifestations qui ont émerveillé le monde et qui ont résisté à toutes les tentatives et man?uvres de division. Lors des marches des étudiants, chaque mardi, la moitié des manifestants, pour ne pas dire plus, est constituée d'étudiantes qui ne reculent devant rien pour réaliser les objectifs de la révolution.
Et malgré tout cet engagement sans faille et ce sacrifice, l'on trouve des gens qui veulent coller à jamais le statut de mineur à la femme algérienne, avec un projet obscurantiste pour le pays.
K. A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aimeur
Source : www.lesoirdalgerie.com