
Rachid Talbi est un habitué de la galerie d'art privée Dar El Kenz. Il compte y exhiber sa toute dernière exposition de peinture, samedi 14 décembre.Peintre orientaliste par excellence, Rachid Talbi est né le 29 octobre 1967 au Maroc, plus précisément à Kasbat-Tadla, Benimellal. Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures de l'Université d'Es -Sénia d'Oran, filière Microbiologie (1992). Il compte à son actif plusieurs expositions collectives et indivi-duelles aussi bien en Algérie qu'à l'étranger. Le professeur d'histoire de l'art Mustapha Bouamama indique dans une longue présentation sur le site officiel de l'artiste Rachid Talbi que le peintre synthétise à l'extrême. On y apprend que « le détail n'a pas sa préférence, car il détourne l'attention de l'essentiel, de la nature réelle des choses et de leur essence. Talbi procède quand nécessaire, par allusion et métaphore. Rachid Talbi est un des artistes peintres qui sortent de l'ordinaire. Sa référence première est la peinture orientaliste. Comme rien ne se crée ex nihilo, l'ambiance incandescente de certaines de ses toiles n'est pas sans rappeler celle des orientalistes, l'atmosphère lumineuse fait penser aux impres-sionnistes, la touche nerveuse et le travail à pleine pâte évoquent le coup de pinceau tourmenté de Van Gogh. En effet, Rachid Talbi, tel un orfèvre qui cisèle le matériau, donne l'impression de tailler et de graver dans la substance à tel point que l'on ne distingue plus s'il travaille au pinceau ou au couteau. Probablement les deux à la fois. Le clair-obscur que Rachid Talbi affec-tionne est à l'évidence emprunté au Caravage.» Et d'ajouter : «Cet artiste est auto-didacte, comme l'ont été les impres-sionnistes en peinture, ou Rodin en sculpture. En tant que tel, son inspi-ration est innée et non tributaire des canons d'un enseignement qui peut s'avérer contraignant et même stérilisant s'il est mal assimilé. Talbi est la preuve concrète que auto-didaxie est aussi fécondante que l'étude en institution. Mieux, elle est dotée d'une originalité singulière, que seul l'affranchissement des lois et des postulats peut permettre». Dans cette nouvelle exposition de peinture, Rachid Talbi exhibera ses dernières ?uvres. Des ?uvres regor-geant de couleurs chaudes. Le patri-moine ancestral semble occuper une place de choix. Preuve en est avec cette redondance d'architecture ancienne où l'on aperçoit des mai-sons millénaires avec, entre autres, patios, bancs, et carrelages aux motifs colorés. Rachid Talbi met également en exergue dans sa peinture des personnages âgés, avec des tenues traditionnelles (gandou-ras, chèches...). En somme, Rachid Talbi est un inconditionnel du Sud, il peint à outrance Timimoun. Une wilaya où il séjourne régulièrement pour les besoins de ses créations.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lamia S
Source : www.lnr-dz.com