
La solidarité avec la population de Ghaza qui a vécu, ces derniers jours, le supplice du déluge de feu est érigée au rang de devoir moral. C'est le président Bouteflika qui s'est exprimé ainsi dans un message lu en son nom à l'ouverture jeudi du festival international de Djemila, 36e du genre. Pour la circonstance, c'est le secteur de la culture, à travers cette manifestation, qui est appelé à apporter sa contribution à l'élan de solidarité exprimé par le peuple algérien au profit des Palestiniens, victimes de l'agression féroce et inhumaine de l'Etat hébreu. Concrètement, Bouteflika demande à ce que les recettes du festival soient versées aux victimes de l'épreuve et, pour cela, il faut que les spectateurs soient nombreux à se rendre aux soirées. Mais aussi aux artistes de dédier la manifestation à la solidarité avec le peuple palestinien. Le billet d'entrée au théâtre romain qui abrite ces festivités oscille entre 300 et 500 DA. Un engouement massif, une dizaine de jours durant, du 14 au 23 août, ne manquera pas de générer des sommes importantes qui contribueront à faire face aux besoins immenses nés des pertes subies dans les bombardements. Et à soigner les blessés. Cette aide s'ajoutera à celle que l'Algérie a décidé le 30 juillet dernier, d'un montant de 25 millions de dollars. Cette assistance matérielle concrète soulagera certes, mais la symbolique du geste est aussi très forte. A la mesure de l'enjeu. Couplée à l'action politique et diplomatique entreprise par notre pays pour dénoncer l'arbitraire et accélérer la fin de la belligérance, la solidarité algérienne n'aura pas versé dans la phraséologie creuse. Cet engagement qui va de soi face à une situation de guerre à sens unique, disproportionnée, qui a décimé des milliers d'innocents dont des enfants et des femmes sans défense, place l'Algérie parmi les pays qui auront été actifs pour rendre possible l'arrêt de la violence. Il procède d'un devoir moral et humanitaire. L'indifférence, dans ce type de conjoncture, s'apparenterait à une posture de « non-assistance à peuple en danger ». Un silence coupable. « La solidarité agissante avec le peuple palestinien dans son épreuve est un devoir moral et humanitaire plus qu'un devoir envers la nation arabe », a écrit, en substance, le président de la République dans son message. Il souhaiterait voir toutes les catégories socioprofessionnelles apporter leur part de solidarité. Et exprimer sa compassion. « Il serait souhaitable que notre peuple, toutes catégories confondues (élites, artistes, athlètes et autres), s'empresse, comme de coutume, à aider généreusement ses frères en Palestine meurtrie et que sa générosité soit à la hauteur de son affliction par les événements douloureux », a-t-il ajouté. « Cela n'est pas étranger à notre peuple généreux, imprégné des valeurs chevaleresques et de soutien aux peuples opprimés et vulnérables, des valeurs ancrées en lui, dans sa religion et sa glorieuse histoire », a-t-il dit encore. D'autant que l'épreuve est insupportable. De celle qui évoque David contre Goliath, tant les forces en présence sont inégales. Le géant Goliath, Israël, mû par la volonté d'exterminer les populations palestiniennes « par le fer et le feu, par un pilonnage inexorable en recourant à l'usage de bombes, de chars et de missiles dévastateurs et en commettant des crimes abominables ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S C
Source : www.horizons-dz.com