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Communiqué du Syndicat national des journalistes (SNJ)



Le Syndicat national des journalistes suit de très près, depuis son début, les développements de ce qui est devenu l'affaire El Khabar.Ce qui, en effet, n'était qu'une transaction commerciale, entre deux parties consentantes, en l'occurrence le groupe El Khabar et le groupe industriel Cevital, avec, en prime, la préservation des intérêts de l'ensemble des salariés de notre confrère El Khabar, dans toutes ses filiales, vire brutalement à une nouvelle forme de pression du pouvoir sur la presse.La décision du ministère de la Communication, de soumettre l'accord conclu entre les deux parties à «l'appréciation» des juges, cache mal les motivations politiques des commanditaires réels de toute cette opération dont l'objectif est, à n'en pas douter, de faire avorter le rachat du groupe El Khabar.Comment expliquer, sinon, que le ministre de la Communication, qui a à sa disposition une armée de conseillers juridiques, dont la majorité ont été les artisans directs de tous les textes qui régissent la corporation, notamment le code de l'information, a mis plus d'un mois pour «s'immiscer», et de manière aussi maladroite, dans cette affaire 'Le Syndicat s'interroge également sur la passivité de la tutelle, depuis des années, sur des cas innombrables de violation des lois dans le secteur, au point de tolérer toutes sortes d'infractions, pour peu que l'auteur soit du bon côté de la ligne de tolérance tracée par le pouvoir.S'agissant seulement des monopoles, qui semblent effrayer tant la tutelle, le Syndicat rappelle, au besoin, qu'en la matière, elles sont plusieurs personnes physiques à en cumuler, en toute impunité et le plus souvent, au mépris y compris de la législation du travail. Avec comme conséquence immédiate, la précarité qui frappe des centaines de nos confrères et autres assimilés travaillant dans le monde des médias. Une précarité qui risque de menacer nos confrères d'El Khabar. Ce dont le Syndicat met en garde et que, naturellement, il ne tolérera en aucune manière.P/ le Syndicat national des journalistes,le Secrétaire général,


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