Les marchés anarchiques du centre-ville, notamment celui qui occupait depuis une décennie la place du 1er Novembre, ont fait l'objet d'une démolition.
Installés sur cette place centrale depuis l'adoption de la loi sur la Concorde nationale, ces étals faits de bric et de broc avaient littéralement squatté le jardin et les espaces publics de cette place centrale, donnant une image des plus hideuses de cet endroit jadis ouvert à la population. L'opération s'est déroulée sans qu'aucun incident ne soit signalé, preuve que des négociations intenses l'ont précédée, avec à la clef une solution de remplacement pour l'ensemble des indus occupants. C'est avec un grand soulagement que la population ainsi que les commerçants du centre-ville ont accueilli cette opération des plus salutaires.
Il est désormais attendu des autorités que ce démantèlement des marchés informels se poursuive avec rigueur et sans relâche au niveau de la place Thiers qui jouxte le marché couvert et qui donne accès à la rue du Lion. Cette rue jadis très accueillante a été transformée en un véritable capharnaüm par des grappes de commerçants qui l'ont totalement défigurée au point qu'il faut prendre son courage à deux mains avant de s'y aventurer. Car ici, nul ne sait comment on a laissé faire ces commerçants qui se sont totalement approprié la chaussée au point de ne céder aucun espace aux éventuels clients. Ces derniers sont en effet obligés de jouer des coudes mais aussi de rester sur leurs gardes afin de ne pas se faire tripoter ni voler. Même le secteur réservé autrefois aux bijoutiers ambulants, qui y tenaient leurs minuscules étals, ont été submergés par ces commerces fourre-tout, où la vaisselle côtoie la mercerie.
Le démantèlement de ces marchés illicites a été précédé par un long travail de proximité et de sensibilisation. Mais si jusqu'à présent l'opération n'a touché que les étals de la place du 1er Novembre et du boulevard Victor Hugo, à la lisière de Beymouth où une trentaine d'étals ont été éradiqués, il demeure de nombreux autres espaces indument squattés qui attendent une opération similaire. Un travail de longue haleine qui ne devrait nullement épargner les autres agglomérations du Dahra et du plateau des Medjahers, là où le commerce informel prend ses sources. En effet, un simple recensement devrait mettre en évidence que, dans la grande majorité des cas, les commerçants proviennent de ces zones limitrophes qui alimentent la cité en vendeurs occasionnels.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yacine Alim
Source : www.elwatan.com