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Bourses : Les places européennes finissent sur une note quasi-stable



Bourses : Les places européennes finissent sur une note quasi-stable
Les Bourses européennes ont fini sur une note stable ou en faible variation mardi, les inquiétudes géopolitiques continuant à dominer les marchés.Ce sont toujours "les mêmes vieilles préoccupations qui occupent l'esprit" des investisseurs, "l'incertitude née des législatives allemandes", s'ajoutant à "une crainte larvée" sur la Corée du Nord a résumé David Madden, un analyste de CMC Markets.
Après sa victoire en demi-teinte, la chancelière allemande doit parvenir à réunir au sein d'une coalition centristes, conservateurs, libéraux et écologistes, "processus qui va prendre plusieurs mois", alors que "les marchés n'aiment ni l'attente ni les incertitudes", souligné Alexandre Baradez, d'IG France.
"L'euro baisse, et pourtant les marchés européens n'en profitent pas (...) signe qu'il y a beaucoup de prudence" après les élections allemandes", a expliqué M. Baradez. Les investisseurs suivent aussi la situation politique espagnole, le gouvernement catalan maintenant l'organisation d'un référendum d'autodétermination le 1er octobre, malgré sa suspension par la Cour constitutionnelle, ce qui pourrait "apporter de l'instabilité", selon les experts de Mirabaud Securities.

L'Eurostoxx 50 à 0,16%
A Paris, l'indice CAC 40 a fini à l'équilibre (+0,03%) à 5.268.76 points. Du côté des valeurs, Alstom (+0,64% à 33,64 euros) pourrait officialiser ce mardi le rapprochement de ses activités ferroviaires avec celles de Siemens (+0,09% à 116,55 euros, à Francfort) qui passeraient sous contrôle du groupe allemand. Carrefour a progressé de 3,45% à 17,09 euros, après des rumeurs d'OPA, alors que son action a perdu plus de 25% depuis le début de l'année. Essilor, leader mondial des verres ophtalmiques, a reculé de 1,57% à 103,25 euros après que la Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le projet de fusion avec l'italien Luxottica, géant des montures de lunettes. L'Oréal a cédé 0,44% à 181,05 euros, Nestlé ayant précisé ne pas prévoir de changement d'approche sur sa participation au capital. A Londres, l'indice FT SE a gagné 0,21% à 7.285,74 points. La banque Lloyds a perdu 1,34% à 64,99 pence après avoir annoncé l'externalisation d'une partie de ses activités d'assurance. Le gérant de fonds Schroders a reculé de 0,76% à 3.266 pence et l'assureur d'automobiles Admiral de 0,99% à 1.801 pence. L'assureur RSA Insurance a gagné 0,97% à 625 pence.
Plusieurs multinationales britanniques sont restées sur la défensive du fait d'une certaine solidité de la livre sterling, le groupe de luxe Burberry a perdu 1,40% à 1.757 pence et le motoriste Rolls-Royce 1,13% à 873,50 pence. Le groupe de croisières Carnival a gagné 2,68% à 4.865 pence après avoir relevé ses prévisions annuelles. A Francfort, l'indice DAX a fini stable (+0,08% à 12.605,20 points).Thyssenkrupp (+0,10% à 24,73 euros) a levé 145 millions d'euros pour financer la croissance interne de ses activités industrielles après l'alliance avec l'indien Tata dans l'acier. Lufthansa (-0,41% à 22,90 euros) a annoncé environ un milliard d'euros d'investissements dans sa compagnie aérienne à bas coûts Eurowings, basés en partie sur le rachat d'avions de la compagnie en déconfiture Air Berlin. Le fabricant de gaz industriels Linde (+2,90% à 168,75 euros) a annoncé qu'environ 22% des actionnaires ont accepté la fusion avec le concurrent américain Praxair, contre 6% la semaine passée. Les énergéticiens Eon (+0,71% à 9,32 euros) et RWE (+0,63% à 19,27 euros) ont repris des couleurs mais restent sous pression, sur fond d'inquiétudes sur la possible entrée des Verts au gouvernement allemand. A Amsterdam, l'indice AEX a gagné 0,14% à 528,50 points. Le fournisseur de services maritimes Boskalis a pris 1,35% à 29,20 euros et le groupe chimique et pharmaceutique DSM 1,22% à 67,93 euros. Le spécialiste de la sécurité numérique Gemalto a chuté de 2,12% à 38,32 euros. A Bruxelles, l'indice BEL 20 a pris 0,13% à 3.968,48 points. Le métallurgiste Umicore a engrangé la plus forte des 9 progressions (+1,14% à 68,91 euros). Lanterne rouge, le groupe diversifié Ackermans & van Haaren (-058% à 145,45 euros). A Madrid, l'indice IBEX a perdu 0,26% à 10.189,6 points. Le gestionnaire d'aéroports Aena (-2,30% à 151 euros), a annoncé la démission de son PDG. L'assureur Mapfre a perdu 2,58% à 2,68 euros après avoir estimé entre 150 et 200 millions d'euros l'impact sur ses comptes des catastrophes naturelles en Amérique du nord et dans les Caraïbes. Le pétrolier Repsol a cédé 0,42% à 15,54 euros. Côté banques, le géant Santander a cédé 0,14% à 5,67 euros mais CaixaBank a pris 0,24% à 4,12 euros. A Milan, l'indice MIB a gagné 0,18% à 22.431 points, tiré par BPER Banca (+2,95% à 4,816 euros), suivie de Salvatore Ferragamo, (+2,93% à 23,85 euros) et Banco BPM (+2,39% à 3,336 euros). Le fabricant de verres Luxottica, sous le coup d'une enquête de Bruxelles en raison de son projet de fusion avec Essilor, a perdu 1,51% à 46,81 euros, le fabricant de vêtements d'hiver Moncler 1,30% à 24,25 euros. A Lisbonne, l'indice PSI 20 a fini stable (+0,08% à 5.316,69 points), dans le sillage de la banque BCP (+1,32% à 0,23 euro). Le pétrolier et gazier Galp Energia a engrangé 0,77% à 15,07 euros, la filiale d'EDP pour les énergies renouvelables EDP Renovaveis 0,13% à 7,19 euros et le groupe diversifié Sonae 0,10% à 1 euro. A l'inverse, le papetier The Navigator Company a perdu 1,24% à 4,05 euros.

Wall Street a fait du surplace
La Bourse de New York a fini sur une note inchangée mardi, dans un contexte de renforcement des anticipations d'une hausse des taux d'intérêt en décembre après des déclarations de Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale. L'indice Dow Jones a cédé 0,05%, soit 11,77 points, à 22.284,32. Le S&P-500, plus large, a pris 0,18 point, soit 0,01%, à 2.496,84. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 9,57 points (+0,15%) à 6.380,16. La Réserve fédérale doit poursuivre ses hausses progressives de taux d'intérêt en dépit d'importantes incertitudes sur la trajectoire de l'inflation, a déclaré Janet Yellen, cette dernière prenant ainsi acte de la difficulté de l'institut d'émission à anticiper l'évolution des prix à la consommation. Auparavant, Raphael Bostic, le nouveau président de la Réserve fédérale d'Atlanta, avait dit ne pas exclure une hausse des taux en décembre. L'évolution des contrats de futures sur les fonds fédéraux en réaction à ces déclarations implique une probabilité de hausse des taux directeurs de 78% à l'issue de la prochaine réunion du comité de politique monétaire, les 12 et 13 décembre, selon le baromètre FedWatch du CME, qui évaluait ces chances à 40% il y a un mois. "Tant qu'elle (Janet Yellen) (...) ne dira rien d'inattendu, les acteurs de marché vont glisser sur presque toutes ses interventions", a déclaré David Schiegoleit, directeur des investissements chez U.S. Bank Private Wealth Management. Du côté des indicateurs macro-économiques, la confiance du consommateur aux Etats-Unis s'est détériorée de façon légèrement plus marquée que prévu en septembre, selon l'enquête mensuelle du Conference Board. Et les ventes de logements neufs ont baissé de manière inattendue au mois d'août, à un creux de huit mois, dernière signe en date d'un ralentissement du marché immobilier.

Rebond des Techs
Le dollar s'est apprécié après les propos de Janet Yellen, son indice contre un panier des principales devises atteignant un plus haut du jour à 93,286 avant d'effacer une partie de ses gains.
L'euro est de son côté passé sous la barre de 1,18 dollar pour la première fois depuis plus d'un mois, pénalisé par les effets sur l'économie de l'union monétaire que pourraient avoir les difficiles négociations que doit mener Angela Merkel pour former une coalition. Sur le marché du pétrole, les cours ont légèrement baissé, sous le coup d'un mouvement de prises de bénéfices après leur pic de 26 mois atteint la veille dans la foulée de la menace de la Turquie de bloquer les exportations d'or noir en provenance du Kurdistan irakien.
Après avoir cédé 1,42% lundi, l'indice S&P regroupant les valeurs technologiques a repris 0,40%, affichant la meilleure performance sectorielle du jour. Apple a ainsi gagné 1,72% à 153,14 dollars, signant la hausse la plus prononcée du Dow Jones. Le recul du secteur de la veille avait surtout été le fait d'un mouvement de prises de bénéfices - il affiche la meilleure performance depuis le début de l'année avec un gain de 23,5%, soit deux fois plus que le S&P 500 (+11,5%) - déclenché par les inquiétudes concernant le dossier nord-coréen. Le président américain Donald Trump a prévenu mardi la Corée du Nord que tout conflit armée avec les Etats-Unis serait dévastateur pour Pyongyang, bien que cette option ne soit pas privilégiée par Washington. Du côté des valeurs individuelles, l'action Red Hat a gagné 4,08% à 110,07 dollars, signant la plus forte hausse du S&P 500, après que le distributeur du système d'exploitation Linux a fait état de résultats trimestriels meilleurs que prévu, tout en relevant ses prévisions annuelles. Le titre L Brands a enregistré la deuxième meilleure performance du S&P 500, avec une progression de 4,03% à 42,55 dollars, le propriétaire notamment de la marque de sous-vêtements Victoria's Secret ayant tiré parti d'un relèvement de recommandation d'Atlantic Equities. Quelque 5,81 milliards d'actions ont été échangées, soit un total légèrement inférieur à la moyenne quotidienne de 5,96 milliards observée au cours des 20 dernières séances.
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